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Le Vermont, premier État américain à vouloir étiqueter les OGM

16/04/2014 06:49 EDT | Actualisé 16/06/2014 05:12 EDT

Le Sénat du Vermont a adopté mercredi une loi qui ferait de cet État le premier des États-Unis à imposer un étiquetage obligatoire des produits obtenus à partir d'organismes génétiquement modifiés (OGM).

« Nous sommes ravis que le Vermont montre la voie sur ce dossier », a déclaré le porte-parole du Groupe de recherche du Vermont pour l'intérêt public, Falko Schilling, une association ayant soutenu le texte.

Approuvée par 28 voix contre 2 par la chambre haute, la loi doit encore repasser par la Chambre des représentants du Vermont pour être définitivement validée.

Le texte doit prendre effet le 1er juillet 2016.

Cette initiative du Vermont survient alors que les fabricants d'OGM et les entreprises de l'agroalimentaire américain pressent le Congrès de Washington de voter une loi exactement inverse. Introduite la semaine dernière au Capitole, cette loi interdirait aux États américains de légiférer en faveur d'un étiquetage obligatoire des produits OGM.

L'un des partisans de la loi du Vermont, Andrea Stander de l'alliance Vermont Right to Know GMOs, s'attend d'ailleurs à ce que le secteur des biotechnologies dépose un recours pour bloquer l'entrée en vigueur du texte. La loi prévoit même la création d'un fonds spécial pour payer les frais de justice.

« Il ne s'agit pas seulement du Vermont. Cela concerne tous ceux qui mangent. Les consommateurs de tout le pays se rendent compte que nous sommes devenus le terrain d'expérimentation sans frein de l'industrie des biotechnologies. Les gens veulent savoir si leur nourriture est fabriquée avec ces ingrédients. Cela leur donne le choix », déclare Andrea Stander.

Les groupes de consommateurs défendent l'idée de l'étiquetage obligatoire en raison des questions, selon eux, non résolues concernant l'impact des OGM sur la santé humaine et l'environnement.

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