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Le pétrole new-yorkais hésite entre Ukraine et bond des réserves aux USA

16/04/2014 03:05 EDT | Actualisé 16/06/2014 05:12 EDT

Les cours du pétrole new-yorkais ont terminé près de l'équilibre mercredi à New York, après avoir nettement fluctué entre la crainte d'une escalade des tensions en Ukraine et l'annonce d'un bond des réserves de brut aux Etats-Unis.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mai a grappillé 1 cent sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 103,76 dollars.

La crise ukrainienne avait pourtant dans un premier temps alimenté une nette hausse des prix du pétrole.

La confrontation avec les insurgés pro-russes de l'est de l'Ukraine a tourné à la déroute pour les forces du pouvoir pro-européen de Kiev mercredi, à la veille de pourparlers décisifs à Genève devant réunir les États-Unis, la Russie, l'Union européenne et l'Ukraine.

En cas d'échec, les Occidentaux pourraient décider d'adopter de nouvelles sanctions à l'encontre de la Russie, qu'ils jugent responsable des soulèvements. Les investisseurs craignent que de telles sanctions déstabilisent le marché européen de l'énergie, sur lequel environ 30% des importations de gaz et de pétrole viennent de Russie.

Mais l'avancée du WTI a été annulée après la publication du rapport hebdomadaire sur le niveau des stocks pétroliers aux Etats-Unis. Selon ce document, les réserves de brut américains ont bondi de 10 millions de barils lors de la semaine achevée le 11 avril.

"De plus, les stocks d'essence ont baissé beaucoup moins que prévu", de 200.000 barils, remarquait Bart Melek de TD Securities. "Si on omet le léger recul des stocks de brut à Cushing", où sont entreposés les barils servant de référence au WTI, "on ne peut que constater qu'il y a abondance de pétrole aux Etats-Unis".

Dans le même temps, les perspectives de demande mondiale ne sont pas au beau fixe avec l'annonce d'un ralentissement de la croissance économique chinoise, descendue au premier trimestre au plus bas depuis 18 mois à 7,4%.

La progression du produit intérieur brut (PIB) du deuxième consommateur mondial d'or noir s'établit ainsi très en-deçà des 7,7% constatés au quatrième trimestre 2013

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