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La responsabilité de soldats britanniques dans une attaque talibane reconnue (parlementaires)

16/04/2014 07:26 EDT | Actualisé 16/06/2014 05:12 EDT

Des militaires britanniques "ont une part de responsabilité" dans l'attaque, en septembre 2012 par des talibans, d'une base militaire en Afghanistan, au cours de laquelle deux marines américains avaient été tués, a jugé mercredi à Londres une commission parlementaire.

"Des militaires britanniques doivent porter une part de responsabilité pour n'avoir pu prévenir l'attaque" survenue le 14 septembre 2012, au camp Bastion, la plus grande base opérationnelle de l'armée britannique dans le monde, où stationnait le Prince Harry au moment des faits, a conclu le rapport des députés britanniques.

"Les forces mises en place pour protéger le camp Bastion situé dans la province du Helmand", au sud de l'Afghanistan, "étaient insuffisantes", ont souligné les auteurs du document.

"Plus de la moitié des tours de garde n'étaient pas occupés" ce jour là, "laissant les soldats exposés à un risque inutile", ont ajouté les rapporteurs.

Le groupe parlementaire a également fustigé l'attitude du ministère de la Défense, l'accusant "de faire obstruction à l'accès de documents clefs et d'être inutile", pour les aider à comprendre ce qui s'était passé ce jour-là.

Ils ont en outre critiqué "la tolérance apparente de la culture de pavot juste derrière les clôtures" du camp.

De son côté, le ministre de la Défense, Philip Hammond, a nié que son ministère soit "content de lui" et a affirmé qu'à l'époque du raid, "le risque d'attaque était très faible".

Lors de l'attaque des talibans, dans la nuit du 14 septembre 2012, deux marines américains avaient été tués et neuf autres membres de la coalition -- huit militaires et un civil -- blessés.

L'attaque à l'arme légère, à l'aide d'obus et de roquettes avait duré plus de quatre heures, détruisant également six avions de combat américains. Deux autres avaient été endommagés ainsi que six hangars d'avions. Trois postes de ravitaillement avaient aussi été détruits.

Jamais de telles pertes matériels n'avaient été infligées en dix ans de conflit en Afghanistan aux forces de la Coalition, avait alors reconnu une source sécuritaire occidentale.

Qari Yusuf Ahmadi, un porte-parole taliban, avait affirmé que l'attaque avait été menée "en représailles à un film insultant des Américains", assurant que "l'objectif n'était pas le prince Harry".

"Innocence of Muslims" (L'innocence des musulmans), un long-métrage caricatural à très faible budget et d'un intérêt médiocre, avait embrasé la rue en Libye, en Egypte, au Yémen et au Soudan.

sds/mc/ros

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