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Irak: cinq morts dans une attaque contre des bâtiments officiels

16/04/2014 07:48 EDT | Actualisé 16/06/2014 05:12 EDT

Deux kamikazes ont fait exploser mercredi leur ceinture explosive aux entrées d'un complexe comprenant des bâtiments officiels à Ramadi, à 100 km à l'ouest de Bagdad, tuant cinq personnes, ont annoncé des officiers et un médecin.

Alors que les élections législatives sont prévues le 30 avril en Irak, les forces de sécurité tentent de reprendre le contrôle de la province d'Al-Anbar, où des insurgés se sont emparés début janvier de quartiers du chef-lieu Ramadi et de la totalité de Falloujah, à 60 km à l'ouest de la capitale.

Les kamikazes s'étaient postés à chacune des deux entrées du complexe, qui abrite le bureau du gouverneur, un bâtiment du conseil provincial et un quartier général de l'armée, selon un colonel de la police et un capitaine de l'armée.

Les explosions ont tué trois soldats, un policier et un civil, et fait 12 autres blessés, selon ces officiers et un médecin.

Les violences dans la province d'Al-Anbar ont débuté fin décembre, quand les forces de sécurité ont démantelé un camp de protestation anti-gouvernemental près de Ramadi.

Peu après, des insurgés et des tribus hostiles au gouvernement, dominé par les chiites, se sont installés à Ramadi et à Fallouja, un développement inédit depuis l'insurrection ayant suivi l'invasion américaine de 2003.

Plus au nord, une attaque au mortier a visé mercredi une base militaire à Saba al-Bour, au nord de Bagdad, faisant deux morts et neuf blessés parmi les soldats, tandis que l'explosion d'une bombe sur un marché de la ville faisait un mort et cinq blessés, selon des responsables.

Toujours au nord de la capitale, deux combattants de la milice des Sahwa (anti-Qaïda) ont été abattus à Tikrit tandis qu'un policier de la route a été tué par balles à Mossoul.

Et dans la capitale, des hommes armés ont abattu un homme près de sa maison dans le secteur de Chaab.

Depuis le début de l'année, plus de 2.600 personnes ont péri dans des violences en Irak, dont quelque 380 en avril, selon un bilan compilé par l'AFP à partir de sources médicales et au sein des services de sécurité.

Les violences sont notamment alimentées par le conflit en Syrie voisine et par le mécontentement de la minorité sunnite en Irak, qui s'estime discriminée par les forces de sécurité et les autorités.

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