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Syrie: missiles antichars de fabrication américaine aux rebelles (ASL)

15/04/2014 01:29 EDT | Actualisé 15/06/2014 05:12 EDT

Les insurgés syriens ont reçu pour la première fois au moins 20 missiles antichars TOW de fabrication américaine, a affirmé mardi à l'AFP un officier rebelle, qui n'a pas voulu être identifié.

"Des combattants modérés et bien organisés appartenant au mouvement Hazm ont reçu pour la première fois plus de 20 TOW d'une source occidentale", a-t-il indiqué, refusant de dire quel pays était le fournisseur.

Le mouvement Hazm, qui appartient à l'Armée syrienne libre (ASL), est composé principalement d'anciens soldats ayant fait défection de l'armée syrienne régulière pour rejoindre la révolte contre le régime.

"On nous en a promis plus s'ils sont utilisés à bon escient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "des dizaines de combattants ont subi un entrainement grâce à une aide internationale pour pouvoir les utiliser", ajoutant que ce matériel avait déjà été utilisé dans des points chauds, comme les provinces septentrionales d'Idleb, Alep et Lattaquié.

Une vidéo amateur distribuée par Masarat media network, un réseau de l'opposition, montre des insurgés déballant puis tirant ces missiles dans des régions rurales non localisées.

"La majorité des cibles étaient des chars", a spécifié cet officier rebelle, ajoutant que "20 missiles avaient été tirés avec 100% de réussite, atteignant chaque fois leur cible".

Clamant qu'ils sont moins armés que leurs adversaires du régime, les insurgés demandent régulièrement aux Occidentaux de leur fournir des armes pour pouvoir affronter les hommes de Bachar al-Assad.

"La communauté internationale doit nous aider à stopper l'armée d'Assad et l'Iran (qui soutient le régime, ndlr). Nous lui demandons de nous livrer également des missiles sol-air", a déclaré à l'AFP Louay Moqdad, un responsable de l'opposition.

La guerre, commencée comme une révolte pacifique qui s'est militarisée sous la violente répression du régime, a fait depuis trois plus de 150.000 morts, et plus de la moitié de la population est déplacée.

Les Occidentaux se sont montrés réticents à livrer des armes sophistiquées aux rebelles, par crainte qu'elles ne tombent aux mains des jihadistes.

ser/sk/cbo

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