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Présidence de la Commission européenne: "les jeux sont faits" dénoncent les Verts

15/04/2014 07:54 EDT | Actualisé 15/06/2014 05:12 EDT

Le groupe des Verts au Parlement européen a accusé mardi les conservateurs, socialistes et libéraux de s'être entendus pour se partager les sièges européens, une accusation récusée par les dirigeants des trois groupes.

"Le jeux sont faits", a accusé le vice-président des Verts Daniel Cohn-Bendit, au cours de sa dernière conférence de presse de la législature au siège du Parlement à Strasbourg avant les élections européennes du 25 mai.

"Les trois chefs de groupe ont décidé de travailler ensemble pour trouver une majorité", a-t-il soutenu en citant l'accord pour la désignation du président de la Commission européenne conclu fin mars par les présidents du Parti Populaire européen Joseph Daul, des Socialistes Hannes Swoboda et des Libéraux Guy Verhofstadt.

Le trio s'y engage à ce que la présidence de la Commission aille à l'une de leur trois tête de liste et stipule que "le parti arrivé en tête est le premier des trois à essayer de former une majorité au Parlement".

Mais pour M. Cohn-Bendit, l'arrangement va plus loin: "si le PPE désigne le président de la Commission, les Socialistes et les Libéraux auront la présidence du Parlement européen. Si c'est les Socialistes, alors le PPE et les Libéraux auront la présidence du Parlement. Il faut le dire aux citoyens", a-t-il dénoncé.

"Il y aura une grande coalition et un petit toutou qui sera Verhofstadt", a-t-il estimé. "Guy, tu fais une erreur. Garde ton autonomie", a-t-il ensuite lancé à l'adresse du dirigeant libéral, entré dans la salle pour lui succéder à la tribune.

L'ancien premier ministre belge a récusé cette présentation de l'accord et soutenu qu'il était bien candidat pour le poste de président de la Commission, face à son homologue du Luxembourg Jean-Claude Juncker, candidat du PPE et au président en exercice du Parlement européen, l'Allemand Martin Schulz.

"Dany vous a fait un +brain washing+ (lavage de cerveau)", a-t-il ironisé.

Joseph Daul a également récusé toute entente pour un partage des postes. "C'est le groupe qui aura gagné les élections qui présentera le candidat pour la présidence de la Commission", a-t-il expliqué.

"Nous sommes convaincus que seul un des candidats peut être le prochain président de la Commission. Il faudra voir qui sera capable d'obtenir une majorité", a pour sa part soutenu le socialiste Hannes Swoboda.

"Il ne peut pas y avoir de coalition fixe dans le Parlement européen. Les différentes forces doivent jouer leur rôle", a-t-il assuré.

Les dirigeants des Etats membres devront avaliser le choix du candidat en mesure de réunir cette majorité avant le vote du Parlement européen en plénière en juillet.

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