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Netanyahu accuse l'Autorité palestinienne après l'attaque contre un policier israélien

15/04/2014 02:18 EDT | Actualisé 15/06/2014 05:12 EDT

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a pointé du doigt la responsabilité des "incitations à la haine" de l'Autorité palestinienne au lendemain de l'attaque meurtrière contre un officier de police israélien près de Hébron, en Cisjordanie.

"Cet assassinat est le résultat des incitations à la haine des responsables de l'Autorité palestinienne qui continuent à véhiculer dans les médias des contenus haineux contre Israël, qui se sont traduits par l'assassinat d'un père de famille en route pour célébrer le diner de Pessah", a déclaré le Premier ministre israélien dans un communiqué.

Il a également déploré l'absence de condamnation de la part de l'Autorité palestinienne.

Lundi soir, peu avant le début des festivités de la Pâque juive, un officier supérieur de la police israélienne a été tué lorsque sa voiture a été la cible de tirs sur une route près de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie. La femme de la victime a été grièvement blessée, et un enfant de neuf ans légèrement touché, selon l'armée.

Le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Yitzhak Aharonovitch, a visité mardi les blessés et déploré "une grande perte pour les services de sécurité", selon le site d'information Ynet.

Il s'agit du premier Israélien tué en Cisjordanie depuis le début de l'année.

Hébron et ses environs, où vivent 200.000 Palestiniens et quelque 700 colons juifs, sont fréquemment le théâtre d'incidents violents entre Palestiniens, d'une part, et colons ou soldats israéliens d'autre part.

L'armée israélienne ratisse encore une partie du village palestinien d'Idhna, à proximité du lieu de l'attaque, mais a levé le bouclage imposé sur la localité.

"L'armée concentre désormais ses recherches sur quelques maisons et commerces proches de la zone où a eu lieu l'incident hier, dans la partie sud-ouest du village", ont indiqué à l'AFP des villageois joints par téléphone. Certains habitants ont affirmé à l'AFP avoir été battus par des soldats lors de perquisitions à leurs domiciles.

"Un suspect a été arrêté, interrogé, puis relâché", a déclaré une porte-parole de l'armée israélienne.

Une famille israélienne, qui précédait la voiture attaquée, avait affirmé avoir "vu un homme casqué qui tirait avec une Kalachnikov", selon la radio militaire.

"Les fouilles sont toujours en cours", a confirmé à l'AFP le lieutenant-colonel Peter Lerner, porte-parole, ajoutant que l'armée n'était pas en mesure de préciser si l'attaque avait été menée par un ou plusieurs tireurs, ni si elle était due à "une organisation terroriste locale".

Le ministre de la Défense, Moshé Yaalon, a déclaré mardi dans un communiqué que les opérations se "poursuivront jusqu'à ce que nous mettions la main sur ceux qui ont perpétré et planifié cette attaque".

Le Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, et son allié radical du Jihad islamique se sont félicités de cette "opération héroïque", qu'ils ont liée aux heurts survenus récemment entre policiers et Palestiniens sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est.

Mardi, le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, a salué l'attaque et appelé à "la résistance sous toutes ses formes contre Israël", y compris en kidnappant des soldats israéliens.

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