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Marathon de Boston : pourquoi cours-tu ?

15/04/2014 04:31 EDT | Actualisé 14/06/2014 05:12 EDT

Le journaliste Cendrix Bouchard participe au marathon de Boston le 21 avril. À quelques jours de l'épreuve et un an après l'attentat, il vous propose une série de billets sur le processus de qualification, les mesures de sécurité et la participation canadienne.

Un texte de Cendrix Bouchard Twitter Courriel

Pourquoi cours-tu ? On m'a souvent posé cette question, mais jamais personne ne m'a demandé pourquoi j'allais participer au Marathon de Boston. En fait, je ne me suis jamais posé la question.

Quand j'ai commencé à courir, il y a près de 10 ans, c'était pour me remettre en forme et perdre du poids. Des collègues s'étaient inscrits à un marathon, et ils se sont entraînés pendant six mois. J'ai pensé à l'époque qu'ils étaient fous. Mais en allant déjeuner avec eux un dimanche matin, j'ai changé d'avis en voyant comment ils semblaient bien dans leur peau. Je me suis mis à courir, et six mois plus tard, j'étais sur la ligne de départ de mon premier 10 km. Au fil des ans, j'ai participé à quelques autres parcours de 10 km, et ensuite, des demi-marathons.

Avance rapide à l'automne 2012, où après m'être mis au triathlon, j'étais inscrit à mon premier Ironman. Cette distance mythique compte bien entendu un marathon, et mon entraîneur m'a conseillé de terminer au moins un marathon « normal » avant de le faire au bout de 4 km de nage et 180 de vélo. L'idée avait du bon! Après une saison comptant trois demi-Ironman, j'enchaîne avec environ deux mois d'entraînement spécifique et me voici inscrit pour le marathon de Victoria le 7 octobre 2012.

Sans être un coureur d'élite, j'ai la chance d'être relativement rapide. Je décide donc de tenter de me qualifier pour le marathon de Boston. Si vous n'êtes pas habitué avec le processus de qualification, il est à la fois simple et complexe. En gros, il faut être assez rapide pour atteindre un temps de qualification spécifique à notre sexe et groupe d'âge. Il faut aussi que le marathon en question soit homologué par le comité organisateur. Cette fois, j'ai eu moins de chance. Pour la première fois depuis plusieurs années, le BAA (Boston Athletic Association) a décidé de réduire les temps alloués pour se qualifier. Dans mon cas, ça devenait 3 h 10 m. C'était toujours pensable.

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Ce que j'ignorais à ce moment, c'est qu'une fois qualifié, on n'a que la moitié du travail de fait. Il faut aussi s'inscrire, et c'est là que ça se complique. Les inscriptions débutent un lundi, et seuls les coureurs qui se sont qualifiés avec 20 minutes de moins que le temps alloué peuvent s'inscrire.

Le mardi ce sont ceux qui ont effectué 42,2 km en 10 minutes de moins que le temps requis qui peuvent ajouter leur nom à la liste et ainsi de suite. Qui plus est, en raison des attentats de l'an dernier et du grand intérêt envers la course, les temps de qualification ont été révisés à la baisse cette année. J'ai donc finalement obtenu ma confirmation d'inscription le 9 septembre dernier.

Je n'ai toujours pas de réponse simple à la question « pourquoi courir ? » La question qu'on me pose maintenant c'est : « As-tu peur qu'il y ait d'autres attentats? »

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