NOUVELLES

Le gouverneur de Tokyo se rendra la semaine prochaine à Pékin

15/04/2014 08:14 EDT | Actualisé 15/06/2014 05:12 EDT

Le nouveau gouverneur de Tokyo, Yoichi Masuzoe, a indiqué qu'il se rendrait à Pékin la semaine prochaine, à l'invitation de son maire, un geste cordial au milieu d'une période de querelles territoriales et historiques entre les deux pays.

M. Masuzoe, un écrivain-traducteur et ex-ministre de la Santé de droite qui a pris en février la tête de Tokyo, effectuera une visite de trois jours en tant qu'invité du maire Wang Anshun.

C'est la première fois en 18 ans qu'un gouverneur de la capitale japonaise est ainsi convié par Pékin, même si le gouverneur de Tokyo en 2008, Shintaro Ishihara, avait assisté à la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques dans la capitale chinoise, sur invitation des organisateurs.

M. Masuzoe séjournera à Pékin du 24 au 26 avril et espère offrir des conseils sur la façon de lutter contre la pollution de l'air et d'améliorer les services de soins, comme l'a fait Tokyo dans les années 1970-1980.

Le gouverneur entend en échange bénéficier d'informations sur l'organisation des jeux Olympiques de la part de ceux qui ont préparé ce rendez-vous sportif en 2008 à Pékin. Tokyo accueillera pour la deuxième fois en 2020 cette gigantesque manifestation internationale censée faire rayonner mondialement la ville qui l'accueille.

"Il serait bien que sur la base de ces échanges, les deux villes puissent contribuer à améliorer les relations sino-japonaises", a reconnu mardi lors d'un point de presse le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga.

Les relations entre le Japon et la Chine sont des plus tendues depuis septembre 2012, après la nationalisation par l'Etat japonais de trois des petites îles des Senkaku, un archipel inhabité de mer de Chine orientale administré par le Japon mais que les Chinois revendiquent sous l'appellation Diaoyu.

Les deux pays ne cessent en outre de se chamailler sur le passé, les Chinois jugeant notamment que les Japonais ne se sont pas assez excusés pour les exactions commises par leur armée durant la première partie du XXe siècle.

Le Premier ministre Abe a plusieurs fois proposé un sommet avec le président chinois Xi Jinping, mais pour le moment aucune avancée concrète en ce sens n'a été annoncée.

sps-kap/mf

PLUS:hp