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Canada: pas de poursuite contre l'ex-chef de cabinet du Premier ministre

15/04/2014 07:05 EDT | Actualisé 15/06/2014 05:12 EDT

La police fédérale canadienne a annoncé mardi qu'aucune accusation ne serait portée contre l'ancien chef de cabinet du Premier ministre conservateur Stephen Harper, qu'elle soupçonnait de corruption, fraude et abus de confiance.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale) avait ouvert en juin dernier une enquête sur "de possibles infractions d'abus de confiance, de corruption et de fraude envers le gouvernement, ainsi que de trafic d'influence" qu'aurait pu commettre Nigel Wright entre 2010 et 2013 alors qu'il était chef de cabinet de M. Harper.

La GRC se demandait si M. Wright avait tenté d'étouffer un scandale de remboursements frauduleux en raison des 90.000 dollars qu'il avait avancés à un sénateur conservateur suspendu de ses fonctions en novembre dernier.

"À l'issue de notre enquête, nous avons conclu que les preuves recueillies ne permettent pas de porter des accusations criminelles (pénales, ndlr) contre M. Wright", a indiqué la police montée dans un communiqué.

Immédiatement, le bureau de Stephen Harper s'est déclaré "heureux que la GRC ait fait des progrès dans son travail".

Le Premier ministre canadien, qui avait affronté avec cette affaire sa pire crise politique depuis son accession au pouvoir en 2006, a toujours affirmé n'avoir jamais été informé des intentions de son bras droit.

"Mon intention était de m'assurer du remboursement des fonds publics" par le sénateur fautif, a fait valoir M. Wright dans un communiqué, soulignant que "le résultat de l'enquête de la GRC maintient (cette) explication".

sab/are

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