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Aung San Suu Kyi demande un "soutien" international à la transition démocratique birmane

15/04/2014 06:56 EDT | Actualisé 15/06/2014 05:12 EDT

L'opposante birmane et prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, reçue mardi à Paris par le président français François Hollande, a réclamé un "soutien" international à la transition démocratique dans son pays qui est, selon elle, dans une passe "difficile".

"Je fais confiance à nos amis pour nous apporter leur soutien en ce moment, qui est par beaucoup d'aspects le plus difficile de notre processus démocratique", a déclaré à la presse la présidente de la Ligue nationale pour la démocratie.

"Les amendements à la Constitution, les tensions ethniques et le rôle de l'armée dans la vie politique birmane sont des enjeux d'une importance extrême pour nous", a-t-elle notamment souligné, alors que le sud-ouest de la Birmanie connaît des affrontements sanglants entre bouddhistes et musulmans qui ont fait 250 morts et plus de 140.000 déplacés depuis 2012.

"La France est très attachée à ce que le processus qui a été engagé pour la démocratie en Birmanie puisse atteindre son objectif : c'est-à-dire des élections libres en novembre 2015, et des révisions de la Constitution qui permettront aux Birmans de pouvoir exprimer souverainement leurs choix", a affirmé pour sa part le président français.

"Nous savons les difficultés qui existent aujourd'hui, les obstacles, et la France est au côté du peuple birman pour que les réformes qui ont été promises puissent être traduites dans les meilleurs délais", a-t-il dit, assurant Aung San Suu Kyi de son "appui dans le combat qui est le sien" et "celui de l'ensemble du peuple birman pour accéder à une pleine démocratie".

La prix Nobel de la paix, libérée en 2010 après avoir été maintenue en prison ou en résidence surveillée pendant deux décennies par la junte militaire au pouvoir, avait déjà été reçue par M. Hollande en juin 2012.

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