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Ukraine: Londres veut durcir les sanctions contre la Russie (ministre)

14/04/2014 07:01 EDT | Actualisé 14/06/2014 05:12 EDT

Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a souhaité lundi que l'Union européenne durcisse ses sanctions contre la Russie après "l'escalade très dangereuse" de la situation en Ukraine depuis samedi.

M. Hague veut essayer de convaincre ses homologues européens, réunis à Luxembourg, que "des sanctions renforcées" doivent "être la réponse" à l'attitude de la Russie, car "il n'y a aucun doute" selon lui que les troubles dans l'est de l'Ukraine ont été "planifiés" par Moscou.

"Ce qui s'est produit au cours des dernières 48 heures est clairement une nouvelle escalade de la crise en Ukraine, et elle est très dangereuse (...) Il ne fait aucun doute qu'elle a été planifiée et organisée par la Russie (...) car les forces impliquées agissent exactement comme l'ont fait les forces russes en Crimée", a déclaré le ministre britannique en arrivant à la réunion.

"Les dénégations de la Russie n'ont pas la moindre crédibilité", selon lui.

Les ministres européens devaient parler de la réponse à apporter à l'aggravation de la crise dans l'est de l'Ukraine, où des insurgés pro-russes tiennent tête au gouvernement de Kiev dans plusieurs villes comme Slaviansk.

A leur arrivée à Luxembourg, plusieurs ministres ont exprimé leurs réticences à durcir les sanctions, dans l'attente de la réunion qui doit se tenir jeudi à Genève entre l'Ukraine, la Russie, les Etats-Unis et l'UE.

"On ne va pas résoudre le problème avec des sanctions. Il faut tout faire pour que la conférence de jeudi ait lieu dans un climat serein", a déclaré le ministre luxembourgeois, Jean Asselborn. "La Russie s'est déjà sanctionnée elle-même, du point de vue des investissements, de la fuite des capitaux et de la baisse de la monnaie. Ce sont des sanctions très importantes", a-t-il dit.

Pour le ministre néerlandais Frank Timmermans, "il est trop tôt" pour décider de sanctions d'ordre économique de la phase 3, "mais nous devons être bien préparés" à les appliquer si la situation s'aggravait. Il faut encore "explorer les possibilités de la phase 2", celle de sanctions ciblées visant actuellement 33 personnalités russes proches du Kremlin et ukrainiennes pro-russes.

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