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RDC: 4 militaires blessés dans un attentat à la bombe dans l'Est (armée)

14/04/2014 12:23 EDT | Actualisé 14/06/2014 05:12 EDT

Quatre militaires ont été blessés dans un attentat à la bombe qui s'est produit lundi dans une région de l'Est de la République démocratique du Congo où l'armée et les Casques bleus traquent les rebelles ougandais de l'ADF-Nalu, a-t-on appris lundi de l'armée.

"Quatre militaires ont été légèrement blessés" dans le territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu (Est), par une "bombe artisanale", a déclaré dans un court entretien à l'AFP le lieutenant-colonel Olivier Amuli, porte-parole de l'armée au Nord-Kivu.

"Ils font partie des membres d'équipage" de la force aérienne des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), a-t-il précisé.

"Cet avant-midi, un nouvel attentat a eu lieu à Beni" et a cette fois ciblé "un véhicule transportant des personnels (...) de l'aviation" des FARDC, a indiqué lundi Lambert Mende, porte-parole du gouvernement, lors d'une conférence de presse à Kinshasa.

Les militaires se rendaient à l'aéroport de Mavivi, à 8 kilomètres de la ville de Beni, lorsque leur véhicule a été touché par un engin explosif. Beni se situe à quelque 300 kilomètres au Nord de Goma, la capitale provinciale.

Il n'était pas possible de savoir dans l'immédiat si des civils ont aussi été touchés.

Selon M. Mende et le lieutenant-colonel Amuli, une enquête est en cours pour déterminer les auteurs de l'attaque.

Mi-janvier, l'armée, soutenue par les Casques bleus, a lancé une offensive contre les rebelles ougandais des ADF-Nalu (Forces alliées démocratiques-Armée nationale pour la libération de l'Ouganda).

Un mois après, Kinshasa a annoncé la prise de plusieurs bastions rebelles et le démantèlement d'un atelier de fabrication de bombes artisanales. Plus tard, des attaques menées avec des engins explosifs ont été signalées, dont une, le 3 mars, a blessé cinq Casques bleus.

Malgré ces incidents "terroristes", selon les mots du gouvernement, l'armée progresse. "Dimanche, nous avons récupéré la toute dernière base des ADF. Pour la récupérer, cela nous a pris dix jours de combats intenses", a souligné le porte-parole militaire.

Composée aujourd'hui uniquement d'islamistes, l'ADF-Nalu est dirigée depuis 2007 par un chrétien converti à l'islam, Jamil Mukulu, visé par des sanctions de l'ONU et de l'Union européenne. Le mouvement figure sur la "liste des organisations terroristes étrangères" établie par le département d'Etat américain.

hab/jmc

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