NOUVELLES

Le pétrole progresse à New York dans un marché scrutant l'Ukraine et la Libye

14/04/2014 03:16 EDT | Actualisé 14/06/2014 05:12 EDT

Le pétrole coté à New York a terminé en légère hausse lundi à l'issue d'une séance indécise, le marché hésitant entre la crainte d'une escalade de la crise en Ukraine et l'éventuelle reprise des exportations libyennes.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mai a gagné 31 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 104,05 dollars.

Les cours "sont restés dans une fourchette étroite pendant toute la séance", oscillant autour de l'équilibre, a remarqué James Williams de WTRG Economics.

"Les investisseurs hésitent à s'engager étant donné l'incertitude autour de l'Ukraine et autour du moment et de l'ampleur de la reprise des exportations de pétrole par la Libye", a-t-il précisé.

Confrontée à des assauts menés depuis samedi par des activistes pro-russes mais aussi des groupes d'hommes armés aux uniformes sans identification, l'Ukraine apparaissait plus que jamais menacée d'éclatement entre l'est russophone et le centre et l'ouest tournés vers l'Europe.

Les Occidentaux accusent Moscou d'être l'instigateur des troubles, dénonçant les similitudes avec ce qui s'est passé au mois de mars en Crimée, rattachée à la Russie après l'intervention de groupes armés non identifiés.

Mais plusieurs pays sont réticents à durcir les sanctions avant la réunion qui doit se tenir jeudi à Genève entre l'Ukraine, la Russie, les Etats-Unis et l'Union européenne (UE).

Parallèlement, les acteurs du marché pétrolier tablaient sur une reprise imminente des exportations d'or noir en Libye.

Les autorités et les autonomistes ont en effet conclu la semaine dernière un accord pour la levée progressive du blocage des quatre terminaux pétroliers de l'est de la Libye, qui durait depuis des mois.

Lundi, "les autorités ont indiqué que le port de Zwitina était rouvert et qu'un cargo d'une capacité d'un million de barils était en train d'être chargé dans l'est du pays", indiquait Robert Yawger de Mizuho Securities USA. "Il faut toutefois prendre ces informations avec des pincettes car il est souvent arrivé qu'elles ne se concrétisent pas", ajoutait-il.

Le secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) Abdallah El-Badri a déclaré vendredi à Paris qu'il tablait sur un retour à une production d'or noir d'un million de barils par jour en Libye d'ici à la mi-juin, contre moins de 250.000 barils par jour récemment.

Plusieurs observateurs continuaient par ailleurs à mettre en avant la légère baisse, annoncée vendredi, de la production de l'Opep en mars par rapport à février, un facteur haussier pour les cours du brut.

jum/sl

PLUS:hp