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Tokyo et Séoul vont discuter des +femmes de réconfort+ avant l'arrivée d'Obama

13/04/2014 05:24 EDT | Actualisé 13/06/2014 05:12 EDT

De hauts responsables du Japon et de la Corée du Sud vont se rencontrer cette semaine pour tenter d'améliorer les relations entre les deux pays, très fraîches depuis plusieurs mois, avant la visite du président des Etats-Unis dont les deux nations sont des alliées proches.

Les deux gouvernements "ont décidé d'entamer des discussions intenses sur plusieurs sujets, à des niveaux différents" pour améliorer leurs relations, a indiqué le ministère japonais des Affaires étrangères dans un communiqué.

"A cette occasion, la question des +femmes de réconfort+ sera abordée", a ajouté le ministère.

Junichi Ihara, responsable du bureau des affaires Asie et Océanie au sein du ministère, se rendra à Séoul mercredi pour rencontrer son homologue. Barack Obama est attendu au Japon le 23 avril.

Le nom de "femmes de réconfort" a été donné au Japon aux Asiatiques enrôlées de force dans les bordels de l'armée impériale pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment des Coréennes mais aussi des Chinoises, Indonésiennes, Philippines et Taïwanaises.

La plupart des historiens évaluent leur nombre jusqu'à 200.000.

Cette question --et d'autres-- ternissent les relations entre Tokyo et Séoul, au plus bas depuis longtemps, une situation qui inquiète Washington, soucieux de réconcilier ses deux grands alliés en Asie, notamment face aux menaces de la Corée du Nord.

Le président Barack Obama avait ainsi organisé fin mars à La Haye, en marge d'une conférence internationale, une rencontre entre les dirigeants des deux pays, la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye et le Premier ministre japonais Shinzo Abe, aux résultats mitigés.

Séoul reproche à M. Abe, connu pour ses positions nationalistes tranchées, sa visite le 26 décembre au sanctuaire Yasukuni, où sont honorés 2,5 millions de morts tombés pour le Japon, dont 14 criminels de guerre condamnés après 1945.

Ces derniers mois, Mme Park s'était déclarée préoccupée par l'apparente volonté de Tokyo de "réexaminer" les excuses officielles présentées en 1993 sur les actes commis pendant l'occupation de la péninsule coréenne, concernant notamment les femmes enrôlées de forces dans des bordels militaires.

M. Abe a assuré le 14 mars n'avoir absolument pas cette intention.

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