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Processus de paix: rencontre israélo-palestinienne dimanche

13/04/2014 09:08 EDT | Actualisé 13/06/2014 05:12 EDT

Les négociateurs israéliens et palestiniens, qui cherchent toujours à surmonter l'impasse des pourparlers de paix, vont se rencontrer à nouveau dimanche, a annoncé un responsable palestinien à l'AFP.

Le chef des négociateurs palestiniens, Saëb Erakat, doit rencontrer dans l'après-midi son homologue israélien, la ministre de la justice Tzipi Livni et l'envoyé spécial du Premier ministre Netanyahu, Yitzhak Molcho, a précisé ce responsable.

Aucune confirmation n'a pu être obtenue du côté israélien, qui fêtera à partir de lundi la pâque juive, dont les célébrations durent 7 jours.

Les deux parties multiplient les gestes d'hostilité depuis qu'Israël a refusé de libérer comme prévu le 29 mars un quatrième et dernier contingent de prisonniers, réclamant désormais une prolongation des négociations de paix au-delà du 29 avril.

La dernière rencontre entre les négociateurs israéliens et palestiniens remonte à jeudi, en présence de l'envoyé américain Martin Indyk, mais elle n'a permis aucune avancée et M. Indyk est depuis rentré à Washington.

La situation a encore empiré avec l'annonce dans la soirée du gel de transfert des taxes qu'Israël perçoit pour le compte de l'Autorité palestinienne.

Ces sanctions ont été présentées par un responsable israélien, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, comme des représailles aux demandes d'adhésion de la Palestine à 15 traités et conventions internationaux, déposées en réaction à la non-libération des prisonniers.

L'ONU a annoncé jeudi avoir jugé conformes aux procédures internationales les demandes palestiniennes d'adhésion à 13 traités ou conventions internationales dont les Nations unies.

Les demandes d'adhésion prennent en principe effet 30 jours après leur dépôt.

Les taxes concernées, dont le montant s'élève en moyenne à 80 millions d'euros par mois, représentent plus des deux tiers des recettes budgétaires propres de l'Autorité palestinienne.

Israël a également suspendu sa participation à un projet de développement d'un champ gazier palestinien au large de la bande de Gaza, et va plafonner les dépôts bancaires palestiniens dans ses établissements financiers.

Washington a exprimé ses craintes quant à ces décisions: "Nous avons lu les articles de presse, mais n'avons entendu aucune annonce officielle du gouvernement israélien", a déclaré vendredi la porte-parole de la diplomatie américaine, Jen Psaki.

"Cela dit, de tels développements seraient malheureux. Nous pensons que le transfert régulier des taxes de l'Autorité palestinienne et la coopération économique entre Israël et l'Autorité palestinienne est bénéfique, et importante pour le bien-être de l'économie palestinienne", a-t-elle ajouté.

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