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Début de la réunion d'urgence du Conseil de sécurité, en présence de l'Ukraine

13/04/2014 08:20 EDT | Actualisé 13/06/2014 05:12 EDT

Le Conseil de sécurité des Nations unies a commencé à se réunir en urgence dimanche soir pour évoquer la situation dans l'Est de l'Ukraine à la suite du regain de tension dans cete région.

A son entrée au Conseil, l'ambassadeur russe Vitali Tchourkine a expliqué que la Russie était "très inquiète" des déclarations de Kiev sur un usage de la force contre les séparatistes pro-russes.

L'ambassadeur britannique Mark Lyall Grant a affirmé que les Occidentaux allaient profiter de cette réunion "pour avertir la Russie qu'elle ne devait pas prendre prétexte des événements dans l'est de l'Ukraine pour mener une escalade militaire".

Des diplomates du Conseil n'attendaient pas de résultats concrets de cette dixième réunion tenue par le Conseil depuis le début de la crise en Ukraine fin février. La plupart de ces réunions ont tourné au dialogue de sourds entre Russes et occidentaux.

"Il en sortira un constat de désaccord", a prédit un diplomate occidental. "Les Russes feront valoir leurs arguments et nous leur dirons que cette crise est pilotée par Moscou et que la manoeuvre est la même qu'en Crimée", péninsule annexée par la Russie après un référendum dénoncé comme illégal par l'Assemblée générale de l'ONU.

La Russie avait demandé cette réunion du Conseil après des déclarations du président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov annonçant une "opération antiterroriste de grande envergure avec les forces armées" contre des insurgés armés pro-russes dans l'est de l'Ukraine.

"Le sang a été versé dans la guerre que la Russie livre à l'Ukraine", avait affirmé M. Tourtchinov.

En réaction, Moscou a sommé les autorités pro-européennes de Kiev de cesser "la guerre contre leur propre peuple" et dénoncé "l'ordre criminel de Tourtchinov de recourir à l'armée pour réprimer les protestations".

Une série d'attaques visiblement coordonnées a été lancée samedi dans des villes de l'est russophone de l'Ukraine, région frontalière de la Russie, par des hommes armés, portant souvent des uniformes sans insignes.

Ce regain de tension a fait craindre que Moscou, qui a massé plus de 40.000 hommes à la frontière, ne saisisse ce prétexte pour une intervention, le président Vladimir Poutine ayant promis de défendre "à tout prix" les ressortissants russes dans l'ex-URSS.

Il fait également peser une incertitude sur des pourparlers prévus jeudi à Genève afin de tenter de régler la pire crise Est-Ouest depuis la fin de la guerre froide.

avz/mf

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