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Syrie: accusations réciproques sur des attaques ayant causé des "suffocations"

12/04/2014 10:39 EDT | Actualisé 12/06/2014 05:12 EDT

Le régime syrien et des sources médicales ont échangé samedi des accusations sur une attaque ayant causé "suffocations et empoisonnements" à des habitants de la province de Hama, dans le centre de la Syrie.

Des patients souffrant de suffocations et présentant des symptômes d'empoisonnement ont été hospitalisés après des raids aériens menés par le régime sur la ville de Kafarzita.

"Les avions du régime ont bombardé vendredi Kafarzita avec des barils d'explosifs qui ont produit une fumée épaisse et des odeurs, entraînant des cas de suffocations et d'empoisonnement", a indiqué le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Mais la télévision officielle syrienne a accusé le Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, d'avoir attaqué Kafarzita au gaz de chlore.

"Les terroristes du Front al-Nosra ont répandu du chlore toxique (..) tuant deux personnes, et provoquant des suffocations à 100 autres", a indiqué la chaîne.

Selon elle, "le Front al-Nosra se prépare en outre à attaquer Wadi Deif dans la province d'Idleb, et Morek dans la province de Hama avec du chlore toxique ou du gaz sarin".

"Le régime a bombardé Kafarzita avec des produits toxiques, +le gaz de chlore+ causant plus de cent cas de suffocations", ont écrit des militants de Kafarzita sur leur page Facebook.

Des vidéos diffusés par ces militants sur Youtube ont montré des enfants et des hommes, l'air très fatigués, toussant et présentant des symptômes d'étouffement, ainsi que trois jeunes couchés dans un hôpital de campagne, le visage couvert par des masques d'oxygène.

"Le bombardement a laissé un produit de couleur jaune, et une odeur ressemblant à du gaz de chlore, blessant plus de cent personnes dont des femmes et des enfants", a indiqué un homme qui semble être un médecin, sur la vidéo.

Il n'a pas été possible de vérifier ces informations de source indépendante.

En août dernier, une attaque chimique dévastatrice menée près de Damas et imputée au régime par plusieurs pays occidentaux et par l'opposition syrienne, avait tué 1.400 personnes.

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