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Sahara occidental: Mohammed VI met Ban en garde contre les "options périlleuses"

12/04/2014 04:06 EDT | Actualisé 12/06/2014 05:12 EDT

Le roi du Maroc Mohammed VI a mis en garde samedi le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon contre des "options périlleuses" sur le dossier du Sahara occidental, qui fait l'objet de discussions sensibles ce mois au conseil de sécurité.

La reconduction de la mission de l'ONU dans la région, la Minurso, doit être soumise au vote le 23 avril. Lors de la reconduction précédente, le Maroc avait combattu avec succès un projet de résolution américain visant à élargir son mandat à la surveillance des droits de l'Homme.

Présente depuis 1991, la Minurso est principalement chargée de surveiller le cessez-le-feu dans cette ex-colonie espagnole contrôlée par Rabat mais revendiquée par des indépendantistes (Polisario), soutenus par Alger.

A l'occasion d'un entretien téléphonique, le souverain chérifien a réitéré auprès de M. Ban "la coopération constructive" du Maroc pour "parvenir à une solution politique définitive", a indiqué le Palais royal dans un communiqué cité par l'agence officielle MAP.

Cet échange intervient alors que Ban Ki-moon a insisté jeudi dans un rapport sur la nécessité de surveiller de manière "durable, indépendante et impartiale" le respect des droits de l'homme au Sahara, tout en saluant les gestes faits par Rabat dans ce domaine.

Il convient "de sauvegarder le cadre et les modalités actuels de l'implication de l'ONU et éviter les approches partiales" ainsi que "les options périlleuses", a plaidé samedi Mohammed VI, selon le texte du Palais. "Tout écart de cette voie serait fatal pour le processus en cours", a-t-il avancé.

Interrogée par l'AFP, une source diplomatique à Rabat a indiqué que l'appel du roi avait valeur de "mise au point" face à des "glissements" dans certaines prises de position du rapport de M. Ban.

"Il s'agit d'anticiper d'éventuels dérapages et tout scénario dangereux pour le processus", dans lequel "le Maroc s'est beaucoup investi", a-t-elle ajouté.

Rabat propose un plan d'autonomie sous sa souveraineté pour ce vaste territoire de moins d'un million d'habitants. Mais il est rejeté par le Polisario, qui réclame un référendum d'autodétermination. Les efforts de médiation de l'ONU sont dans l'impasse.

gk/cbo

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