POLITIQUE

Inquiétudes autour de la création de l'Agence québécoise de solidarité internationale

11/04/2014 04:26 EDT | Actualisé 11/04/2014 04:28 EDT
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Est-ce que le gouvernement de Philippe Couillard a toujours l'intention de créer une Agence québécoise de solidarité internationale? C’est du moins ce que souhaite l’Association québécoise des organismes en coopération internationale (AQOCI).

«On va attendre qui sera ministre et lui demander une rencontre par la suite, a précisé Gervais L’Heureux, directeur général de l’AQOCI en entrevue avec Le Huffington Post Québec. Pour l’instant, on doit attendre. Mais lors des élections, nous avons rencontré les cinq partis pour parler du projet et pour nous assurer un appui.»

«On doit composer avec le nouveau gouvernement en place. On se rappellera que les partis avaient voté à l’unanimité à l’Assemblée nationale pour renforcir la solidarité internationale», ajoute-t-il.

Avant les élections, le directeur général de l’AQOCI s’était entretenu avec Yvon Marcoux, alors porte-parole de l’opposition officielle en matière de Relations internationales et de la Francophonie, ainsi qu’avec le chef libéral, Philippe Couillard.

Les deux élus avaient alors mentionné être intéressés par le projet, relate Gervais L’Heureux. «Ils n’avaient pris aucun engagement, mais ils avaient montré un intérêt», se rappelle-t-il.

Se distancier d'Ottawa

Après l’élection du Parti québécois en 2012, un comité d’experts avait été mis en place pour mener une «vaste consultation». Cette démarche s’est déroulée entre février et décembre 2013.

L’ancien ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, Jean-François Lisée, avait par la suite justifié les conclusions du rapport. Il recommandait la création de l'Agence québécoise de solidarité internationale et suggérait que le Québec devrait se doter de sa propre politique de solidarité internationale.

Pour le directeur général de l'AQOCI, «il existe déjà une structure au sein du ministère» qui pourrait se transformer en agence. «Le budget initial de l'agence serait d'environ 6 millions de dollars assurés par le gouvernement provincial. Il y avait aussi l’idée de créer un fonds pour des projets de développement», décrit-il.

Gervais L’Heureux espère également que Philippe Couillard démontrera autant d’intérêt envers l’aide internationale que son prédécesseur libéral, Jean Charest. Ce dernier avait «majoré l’enveloppe de certains projets internationaux» lors de ses années au pouvoir.

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