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Le pétrole ouvre près de l'équilibre à New York, surveillant la Libye

11/04/2014 09:43 EDT | Actualisé 11/06/2014 05:12 EDT

Le pétrole coté à New York restait près de l'équilibre à l'ouverture vendredi, dans un marché sans élan surveillant de près l'évolution de la situation en Libye et tout regain de tensions autour de l'Ukraine.

Vers 13H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mai baissait de 3 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) et s'échangeait à 103,37 dollars.

"Comme depuis plusieurs séances maintenant, les volumes d'échanges sont très faibles ce matin", remarquait Carl Larry de Oil Outlooks and Opinion. "Même le net recul des indices à Wall Street ces derniers jours n'a pas ébranlé les prix", ajoutait-il. "Cela signifie sans doute que les courtiers estiment justifié le niveau actuel des cours mais qu'ils restent sur leurs gardes car à tout moment les tensions géopolitiques peuvent entraîner un rebond".

Les acteurs du marché restent en particulier très attentifs à la Libye.

La Compagnie pétrolière nationale libyenne (NOC) avait annoncé jeudi la levée de l'état de force majeure dans le port d'Al-Hariga, dans l'est du pays, ouvrant la voie à la reprise des opérations dans ce port, bloqué depuis neuf mois par des rebelles autonomistes.

La veille, l'armée avait annoncé avoir aussi pris le contrôle du port de Zwitina, conformément à un accord conclu dimanche avec les autonomistes, et des négociations sont en cours pour le déblocage de deux autres ports.

Le secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) Abdallah El-Badri a déclaré vendredi à Paris qu'il tablait sur un retour à une production d'or noir d'un million de barils par jour en Libye d'ici à la mi-juin.

Mais les observateurs restent prudents car plusieurs tentatives de résolution des tensions entre les autorités et les rebelles libyens ont échoué au cours des derniers mois.

La crise ukrainienne reste aussi sur le radar des investisseurs. Le ton est encore monté entre Occidentaux et Russes, menacés de nouvelles sanctions.

Jeudi, le président Vladimir Poutine avait mis en demeure les Européens d'assurer le paiement des milliards de dette de l'Ukraine faute de quoi leur approvisionnement en gaz serait menacé, ce qui pourrait déstabiliser le marché de l'énergie.

Selon Matt Smith de Schneider Electric, les investisseurs ont par ailleurs retenu du rapport mensuel de l'Agence internationale de l'énergie qu'il "mettait en avant la forte chute de la production de l'Opep le mois dernier", tombée à son plus bas niveau en cinq mois.

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