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L'amnésique d'Oslo formellement identifié comme Tchèque (police)

11/04/2014 10:49 EDT | Actualisé 11/06/2014 05:12 EDT

Le jeune homme amnésique, dont l'identité était un épais mystère depuis près de quatre mois, est bien tchèque comme le suggéraient des témoignages recueillis dans ce pays, a annoncé vendredi la police norvégienne sur la foi de tests ADN.

"John Smith", comme il se fait appeler, s'est dit "évidemment heureux" mais a répété qu'il n'avait pas l'intention de retourner en République tchèque, disant redouter pour sa vie.

"La police norvégienne vient de recevoir confirmation de la police tchèque que la comparaison des échantillons d'ADN de l'homme amnésique d'Oslo avec ceux de ses parents présumés est finie", a annoncé la police d'Oslo dans un communiqué.

"La comparaison ADN est positive et confirme l'identité de cet homme", a-t-elle ajouté, sans dévoiler celle-ci.

"John Smith" avait été retrouvé dans la neige à moitié inconscient le 14 décembre dans la capitale norvégienne.

Parlant un très bon anglais --teinté d'un accent est-européen-- et à l'aise en tchèque, slovaque, polonais et russe, il disait ne pas se souvenir de qui il était ni de la manière dont il était arrivé en Norvège, disant juste ne pas y être venu probablement de son plein gré.

Dans l'impasse depuis près de quatre mois, la police norvégienne a lancé cette semaine un appel au public et diffusé sa photo, ce qui a conduit à son identification par plusieurs personnes en République tchèque.

Des tests ADN, concluants donc, ont alors été effectués pour confirmer les dires d'un couple affirmant qu'il s'agissait de leur fils.

Soulagé de ce dénouement, "John Smith" a cependant réaffirmé vendredi à l'AFP qu'il ne voulait pas retourner dans son pays.

"Je crains toujours pour ma vie", a-t-il dit.

Même s'il ignore qui sont ses agresseurs présumés, le jeune homme pense avoir été "détroussé", "sexuellement agressé", "drogué" puis abandonné dans le pays scandinave.

"Je ne vivrai pas là-bas jusqu'à ce que ces criminels soient capturés", a-t-il affirmé.

De son côté, la police norvégienne a dit poursuivre son enquête pour mettre en lumière d'éventuels actes criminels.

phy/bir

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