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Compressions à Radio-Canada : les régions aussi sont touchées

11/04/2014 03:46 EDT | Actualisé 10/06/2014 05:12 EDT

L'ensemble des services régionaux de Radio-Canada perd 48 postes parmi les 657 qui seront abolis au cours des deux prochaines années.

Au lendemain de l'annonce de compressions de 130 millions de dollars, la direction des Services régionaux a précisé l'impact sur ses employés en région.

La production de l'émission Le Jour du seigneur déménagera d'Ottawa à Québec. Afin de réduire les coûts de production, l'équipe s'installera dans une seule église pour l'ensemble de la saison.

Jeudi, le président de CBC/Radio-Canada, Hubert Lacroix, avait déjà annoncé la fin des émissions régionales à Espace Musique. Cela entraîne l'abolition de onze postes répartis dans l'ensemble du pays.

L'émission Quelle Histoire produite à Ottawa voit quant à elle sa saison réduite de 103 épisodes cette année à 36 l'an prochain. La direction des Services régionaux en a profité pour réitérer sa volonté de refléter la diversité canadienne à l'antenne avec cette production.

L'information préservée

Le service de l'information est en grande partie préservé, malgré les compressions. La production d'informations 7 jours sur 7 à la radio, à la télévision et sur le web demeure une priorité.

RDI perd toutefois quatre postes en région. La direction dit vouloir implanter le même type d'équipes d'une région à l'autre, partout au pays.

Les émissions de radio du samedi matin produites dans les régions du Québec seront centralisées. Ottawa conserve quant à elle la case horaire du samedi matin avec ses Divines tentations.

Alors qu'en Acadie, cinq postes ont été abolis, les directions d'Ottawa-Gatineau et de l'Ouest préfèrent éviter de détailler le nombre de personnes touchées par les compressions afin d'éviter les spéculations. Les personnes concernées seront rencontrées avant toute annonce plus ciblée.

Louis Lalande devrait faire l'état de la situation pour le Service français le 23 avril prochain.

Des organismes francophones inquiets

La Fédération culturelle canadienne-française (FCCF) a fait part de ses inquiétudes par voie de communiqué vendredi après-midi.

« Nous sommes profondément préoccupés par rapport à la poursuite des partenariats avec la SRC et par rapport à l'avenir de notre diffuseur public », affirme le directeur général de la FCCF, Éric Dubeau.

Selon Marie-Claude Doucet, la présidente de la Fédération, ces abolitions diminuent aussi « la chance des francophones de travailler en français, en culture, dans des régions où il est parfois difficile de trouver un emploi en français » précise-t-elle.

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