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Trois adolescents nippons arrêtés pour une escroquerie de 3 millions d'euros (presse)

10/04/2014 06:12 EDT | Actualisé 10/06/2014 05:12 EDT

Trois adolescents sont soupçonnés au Japon d'avoir escroqué l'équivalent de 3 millions d'euros à des particuliers à travers le pays, notamment des personnes âgées, ont annoncé les médias jeudi.

Ces trois garçons de 17 ans résidents dans la région de Tokyo travaillaient apparemment pour une organisation criminelle, qui leur reversait une commission de 2% à 5% des montants soutirés aux victimes, a précisé le journal Tokyo Shimbun.

D'après les médias qui citent des sources policières, ils auraient pratiqué notamment une fraude connue sous le nom de "C'est moi": l'escroc téléphone à la victime, se fait passer pour un membre de sa famille et fait croire qu'il est confronté à un grave problème et a besoin d'argent en urgence.

Dans une variante de cette escroquerie, le filou peut se faire passer pour une connaissance d'un membre de la famille.

La victime se voit demander de transférer une somme d'argent rapidement sur un compte dont on lui donne les coordonnées, de façon à régler le problème et éviter au proche d'aller en prison ou d'être tabassé par des yakuza (le nom de la mafia au Japon).

Malgré des campagnes policières de mise en garde, de nombreuses personnes sont victimes chaque année de ce type d'arnaque, au Japon mais aussi dans d'autres pays asiatiques. Des sociologues voient une explication dans le relâchement des liens familiaux, qui entraîne des réunions de plus en plus épisodiques entre des proches, ce qui augmente le risque.

Les trois filous ont été arrêtés un par un ces derniers mois, le dernier mercredi après avoir voulu rouler une seconde fois un couple de sexagénaires que le trio juvénile au complet avait déjà arnaqué l'an passé.

Dans ce cas précis, le couple s'était vu dire que son fils avait mis une femme enceinte et qu'il fallait payer un dédommagement d'un million de yens (7.000 euros). Les sexagénaires avaient payé une première fois, mais la police est intervenue après la seconde, où la demande malhonnête était censée couvrir des frais d'avocats.

La police a trouvé un total de 550 cartes bancaires dans les affaires des trois larrons, qu'ils auraient utilisé pour retirer des sommes escroquées au fur et à mesure de leurs méfaits.

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