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Soudan: Washington dénonce l'expulsion d'une Américaine chef d'une agence de l'ONU

10/04/2014 12:17 EDT | Actualisé 10/06/2014 05:12 EDT

Les Etats-Unis ont dénoncé jeudi l'expulsion par le Soudan d'une Américaine représentante locale d'une agence de l'ONU, Khartoum l'accusant de s'être immiscée dans les affaires intérieures du pays.

Un diplomate du département d'Etat a confirmé à l'AFP l'annonce faite mercredi par le ministère soudanais des Affaires étrangères du départ forcé la veille de Pamela DeLargy, ressortissante américaine à la tête du bureau au Soudan du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA).

Elle "a été sommée de partir", avait déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère soudanais, car elle "ne se conformait pas aux lois du pays, et aussi parce qu'elle s'ingérait dans les affaires intérieures, ce qui est incompatible avec son statut de responsable de l'ONU".

Côté américain, "nous cherchons (...) les raisons derrière cette expulsion", a dit le diplomate. L'UNFPA à Khartoum n'avait pas été plus disert.

Mais cet incident "est le dernier en date d'un modèle troublant, suivi par le gouvernement soudanais, d'expulsion de travailleurs humanitaires étrangers", a critiqué le cadre du département d'Etat, faisant référence à la suspension le 1er février par Khartoum des activités du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), accusé de violer les règles de travail dans ce pays en proie aux conflits.

La diplomatie soudanaise avait précisé que le départ de Mme DeLargy "n'avait rien à voir avec l'UNFPA, dont les missions et programmes sont très appréciés". Washington a également apporté son "soutien au travail crucial de l'UNFPA".

Mme DeLargy était l'un des rares ressortissants américains travaillant pour l'ONU au Soudan, alors que les Etats-Unis imposent depuis 1997 un embargo commercial au Soudan, accusé de violations des droits de l'homme.

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