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Armstrong donne des noms

10/04/2014 10:42 EDT | Actualisé 10/06/2014 05:12 EDT

Lance Armstrong a commencé à déballer son sac.

Contraint de répondre à des questions sous serment dans une poursuite, l'ex-septuple champion du Tour de France a révélé les noms de personnes qui lui ont fourni des produits dopants.

Les réponses ont été rendues publiques parce que l'avocat de Floyd Landis les a déposées devant une cour fédérale dans le cadre de la poursuite de son client contre Armstrong.

Dans la poursuite déposée par Acceptance Insurance, qui cherche à recouvrer les trois millions versés en bonis lors de ses trois victoires au Tour de France de 1999 à 2001, Armstrong a dû répondre à 16 questions par écrit, dont qui lui a fourni des produits dopants durant sa carrière de cycliste.

Sa réponse : l'entraîneur Pepi Marti, ainsi que les docteurs Pedro Celaya, Luis Garcia del Moral et Michele Ferrari.

Et qui livrait ces produits dopants? L'Américain a nommé la massothérapeute Emma O'Reilly, le mécanicien Julien de Vriese et Philippe Maire, mieux connu sous le nom de « Motoman ».

C'est la première fois qu'Armstrong mentionne des gens qui ont, par le passé, nié être impliqués dans les pratiques dopantes du Texan ou de ses coéquipiers chez US Postal.

Armstrong a également admis qu'il payait pour les substances qu'il utilisait. Mais il n'a pu avouer avec autant de certitude si d'autres personnes avaient contribué financièrement à sa consommation de produits dopants.

Armstrong a indiqué qu'il avait commencé à prendre de l'EPO en 1995, mais il soutient toujours ne pas avoir triché à son retour en 2009 et 2010.

L'ancien directeur sportif de l'équipe Johan Bruyneel, lui, a toujours clamé son innocence. À l'instar de Marti et Celaya, il a choisi de porter en arbitrage le procès qu'intente l'Agence antidopage américaine (USADA) contre lui.

Une journée avant témoigner sous serment dans l'affaire d'Acceptance Insurance, Armstrong s'est entendu à l'amiable avec la compagnie. Ses réponses n'avaient alors pas été divulguées.

Mais l'avocat de Landis a pu s'en servir pour sa poursuite.

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