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RDC: 8 miliciens et un militaire tués dans des combats dans le Nord-Est (ONU)

09/04/2014 11:35 EDT | Actualisé 09/06/2014 05:12 EDT

Huit miliciens et un soldat congolais ont été tués début avril au cours d'une offensive déclenchée par l'armée congolaise et les Casques bleus dans le nord-est de la République démocratique du Congo, a annoncé mercredi la Mission de l'ONU dans ce pays (Monusco).

"Les 3, 4 et 5 avril 2014, les forces congolaises soutenues par la Force de la Monusco ont lancé (...) une offensive robuste" contre des positions de la Force de résistance patriotique de l'Ituri (FRPI), a déclaré le lieutenant-colonel Prosper Basse, porte-parole militaire de la Monusco, lors d'une conférence de presse.

"Huit miliciens du FRPI et un militaire [congolais] ont été tués", a dit l'officier, ajoutant que les membres de ce groupe armé s'étaient "massivement retirés" près de la frontière avec l'Ouganda.

Les combats se sont déroulés dans la région de Geti, dans le district de l'Ituri (en Province-Orientale). Selon le colonel Basse, ils ont permis de récupérer deux localités, dont une, Kigo, à 8 kilomètres au sud-est de Geti, abritait un état-major de la FRPI.

Selon le Bureau de l'ONU pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha), plus de 500 personnes se seraient déplacées de façon préventive.

Ocha précise que l'offensive a été lancée "après plus de deux mois de sensibilisation et d'appel à la reddition des miliciens [pour qu'ils intègrent] le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) dont l'ultimatum est expiré depuis le 20 mars".

L'ancien commandant de la FRPI, Germain Katanga, a été reconnu coupable le 7 mars par Cour pénale internationale (CPI) de complicité de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité pour sa participation "indirecte" à un massacre commis par ses miliciens en février 2003 et dans lequel 200 personnes avaient péri.

Sa peine doit être annoncée prochainement mais la CPI a annoncé mercredi que Germain Katanga, 35 ans, avait décidé de faire appel.

Les affrontements interethniques entre milices qui se disputent les terres de l'Ituri, riches en ressources naturelles (or, pétrole, diamants...), ont débuté en 1999 et ont, selon l'accusation, "dévasté" la zone. Selon des ONG, ces violences ont fait plus de 60.000 morts.

La FRPI, dont plusieurs milliers de combattants avaient été démobilisés et intégrés à l'armée congolaise de 2004 à 2006 a commencé à se reformer fin 2007 après le transfèrement de Germain Katanga à La Haye. Ses effectifs sont estimés aujourd'hui à quelque 500 hommes.

hab/mj/jmc

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