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Mali: sécurité et réconciliation parmi les priorités du nouveau Premier ministre

09/04/2014 10:01 EDT | Actualisé 09/06/2014 05:12 EDT

Le nouveau Premier ministre malien Moussa Mara a indiqué mercredi que le gouvernement qu'il était en train de former, aurait pour principales priorités la sécurité et la réconciliation, essentielles pour un pays qui sort d'une longue crise politico-militaire.

"La sécurité de l'ensemble des Maliens là où ils se trouvent et sur l'ensemble du territoire national", est prioritaire a noté M. Mara, nommé chef du gouvernement le 5 avril, lors de la passation de pouvoirs à Bamako avec son prédécesseur, Oumar Tatam Ly.

Il a également cité comme prioritaire "la réconciliation", car "il nous faut recoudre le tissu social qui a été particulièrement traumatisé par les troubles des années précédentes", a-t-il ajouté.

Moussa Mara a également annoncé qu'il entendait "renforcer la gouvernance, les services publics, améliorer les rapports entre les citoyens et l'Etat". "Nous allons animer le gouvernement avec l'état d'esprit d'intégrité absolue de ses membres", a-t-il affirmé.

Il a par ailleurs promis de mener sa mission "avec un état d'esprit de loyauté vis-à-vis du chef de l'Etat", et a rendu hommage à son prédécesseur "pour les actes déjà posés". Oumar Tatam Ly, qui fut Premier ministre durant un peu plus de sept mois, n'a pas fait de déclaration.

Dans sa lettre de démission dont l'AFP a obtenu une copie, M. Ly évoquait des "dysfonctionnements" et "insuffisances (...) dans la marche du gouvernement" qui réduisaient sa capacité d'action.

Le nouveau gouvernement devrait être connu d'ici à quelques jours.

Le Mali a connu une profonde crise politico-militaire de 18 mois qui a commencé en janvier 2012, marquée par une offensive de rebelles touareg, un coup d'Etat et la prise de contrôle des régions du nord du pays par divers groupes armés dont des jihadistes liés à Al-Qaïda.

Ces jihadistes, qui avaient fini par prendre l'ascendant sur leurs ex-alliés sur le terrain, ont été chassés des grandes villes du Nord à partir de janvier 2013 par une intervention militaire franco-africaine toujours en cours. Ils demeurent cependant actifs dans ces vastes zones, où ils commettent des attaques à intervalles réguliers.

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