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Il est urgent de signer, dit le promoteur

09/04/2014 07:24 EDT | Actualisé 09/06/2014 05:12 EDT

François Dumontier avait un message à faire passer au nouveau premier ministre du Québec quand il s'est adressé aux gens d'affaires des villes de St-Laurent et Mont-Royal.

Un texte de Philippe Crépeau Twitter Courriel

« Maintenant que le verdict populaire a couronné un nouveau premier ministre, et qu'il y a un maire bien en selle à Montréal, et qui pilote le dossier avec poigne, il est temps d'agir sans tarder. À 60 jours du Grand Prix du Canada, il y a urgence. »

Rappelons que le Grand Prix du Canada 2014 est le dernier au contrat actuel de cinq ans signé en 2009 avec Bernie Ecclestone.

Dès 2012, François Dumontier a entamé les discussions pour obtenir une nouvelle entente à long terme pour son Grand Prix. M. Ecclestone lui a offert une fenêtre de 10 ans, jusqu'en 2024.

Depuis 2012, c'est la troisième fois que les mouvances politiques au Québec repoussent la signature de l'entente. Deux élections provinciales et une municipale en trois ans. De quoi exercer la patience...

« Je dirige une entreprise qui a acheté les droits [de la F1], et au lendemain du Grand Prix, ces droits n'existeront plus, alors je veux savoir un peu où on s'en va, a dit M. Dumontier. Il faut surtout rassurer les amateurs, qui se posent des questions sur l'avenir de l'événement, et nous voulons pouvoir aussi assurer une continuité avec nos fournisseurs. »

Pas question d'attendre la semaine du Grand Prix du Canada pour signer l'entente. Trop de choses de dernière minute à régler pour combler les attentes et les exigences des équipes.

« J'aimerais me concentrer sur le Grand Prix 2014, en effet. Il reste un Grand Prix en Chine, avant le début de la saison européenne au mois de mai, et il restera un mois avant le Grand Prix du Canada. Ce sera un bon moment pour signer l'entente, soutient M. Dumontier, et nous sommes franchement en mesure de le faire. »

François Dumontier a tenu au courant Bernie Ecclestone des hésitations de nos élus. Le Britannique ne lui a pas pour le moment imposer de date butoir, mais le promoteur montréalais ne veut pas attendre de « sentir la pression de Bernie », a-t-il précisé.

« Personne ne veut être celui qui va laisser partir le Grand Prix du Canada, il faut juste réunir tout le monde dans une pièce, et ne pas les laisser sortir tant qu'ils n'auront pas signé. C'est tout ce qui reste à faire », a dit M. Dumontier aux gens d'affaires avec un sourire.

François Dumontier sait aussi que Bernie Ecclestone subira son procès en Allemagne à la fin du mois. Il est accusé de fraude, et devra se défendre. Il pourrait être condamné, et quitter ses fonctions. Ce qui changerait la donne pour la suite des choses en F1.

« Vous savez, M. Ecclestone dirige une entreprise qui ne lui appartient plus. Il y a un conseil d'administration, donc il n'y a pas d'inquiétude de ma part, non », affirme le promoteur montréalais.

De nouvelles installations en 2016

Reste la question de la rénovation des installations existantes, exigées pour renouveler l'entente qui le lie à la F1. Un dossier ouvert sur la table du maire de Montréal.

« C'est quand même la Ville de Montréal qui va construire les infrastructures, les garages, on doit le finir pour 2016, a dit Denis Coderre à l'hôtel de ville, mercredi. L'argent pour les infrastructures est là. Mais c'est normal que pour un événement qu'on signe pour 10 ans, ça demande un certain peaufinement.

« Je ne veux pas être le maire qui va tirer la "plogue". Je veux qu'il y a ait un Grand Prix, mais il faut y aller de façon responsable. J'ai eu une collaboration extraordinaire d'Ottawa et de Québec. Je suis très confiant que d'ici quelques semaines, on va régler ça. »

Il n'y aura donc qu'un Grand Prix du Canada dans les installations actuelles [de 1988] dans le cadre du nouveau contrat. Cet engagement de la Ville de Montréal ne peut que convaincre Bernie Ecclestone, s'il ne l'était pas déjà, qu'il aura eu raison d'être patient.

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