NOUVELLES

Discipline - Leonardo veut tourner la page

09/04/2014 01:05 EDT | Actualisé 09/06/2014 05:12 EDT

Après 11 mois de procédure et son désormais célèbre coup d'épaule à un arbitre, Leonardo veut "tourner la page" et délaisser les champs administratifs pour retrouver le banc d'entraîneur.

Toujours très élégant, le Brésilien de 44 ans était à Paris mercredi pour une séance du Conseil d'Etat sur l'affaire, qu'il regrette de voir tirer en longueur.

Il avait été suspendu 14 mois après ce "contact physique" avec Alexandre Castro, l'arbitre du match de championnat de France PSG-Valenciennes (1-1) du 5 mai 2013, mais le tribunal administratif avait levé la suspension avant que la Fédération française (FFF) n'aille au Conseil d'Etat.

"C'est pas facile (...) Je ne veux pas jouer à la victime. La fédération a fait en sorte que ce soit toujours plus long. Je devais attendre, attendre", souligne l'ancien international brésilien, qui n'écarte pas l'idée d'attaquer la fédération en justice à l'avenir.

"Je n'y ai pas pensé, on verra, mais il y a un préjudice évident. Au niveau professionnel, ca m'a beaucoup touché le moral. Je n'aurai pas pu travailler pendant 14 mois. Comment puis-je aller voir une équipe en disant +on commence mais en avril si je n'ai pas raison devant la justice, c'est fini+", explique-t-il, ajoutant qu'il estime avoir pris "la décision juste" en quittant le PSG.

"Il n'y avait pas la possibilité de travailler. C'était pas juste d'avoir un contrat" (et d'être dans l'impossibilité de le respecter, ndlr), dit Leo, qui a quitté le club et la capitale, où il n'est revenu que pour les nombreuses audiences en justice de son affaire.

Il assure toutefois avoir gardé un lien spécial.

"C'est impossible de se séparer complètement au niveau mental", assure-t-il, rappelant les deux années passées comme architecte du projet qatari, mais aussi sa saison 1996-97 au club comme joueur.

- 'Je me sens un peu éliminé aussi' -

"Trois années passées ici, j'ai joué au club, je me considère comme une petite partie de l'histoire du club et du football français", dit-il.

Leonardo faisait aussi partie des finalistes malheureux face aux Bleus en 1998 au Stade de France, quatre ans après la Coupe du Monde 1994, dont il est officiellement un des vainqueurs mais qu'il avait vécue en grande partie depuis les tribunes, après son exclusion contre les Etats-Unis pour un autre coup de sang.

L'ancien directeur du PSG assure avoir suivi "tous les matches" du club depuis son départ y compris celui contre Chelsea mardi (élimination après la défaite 2-0, aller 3-1).

"Je me sens un peu éliminé aussi", déclare-t-il, cherchant des excuses à la contre-performance de Cavani (qui selon lui revenait de blessure) ou indiquant que les Parisiens ont surtout péché mentalement. Il rappelle notamment que Chelsea a connu ce problème "il y a dix ans" lors de l'arrivée d'Abramovitch: "Il faut être habitué à gagner".

Il souligne aussi le travail de Laurent Blanc, qui a su imprimer "un style à l'équipe" et a été "très intelligent".

"Au lendemain d'une défaite, on regarde ce qui n'a pas marché, mais en trois ans le PSG est dans les 8 de manière fixe (2 ans de suite), c'est énorme, positive-t-il, refusant de donner des conseils. Sur le passé, je peux m'exprimer parce que j'en faisais partie, mais sur l'avenir, les personnes compétentes prendront les décisions".

Et si le PSG voulait à nouveau le recruter comme directeur sportif, poste toujours libre dans l'organigramme? "Je veux tourner la page. Je dirais non. Je dirais que je me considère comme un entraîneur. Je veux m'asseoir sur un banc", répond-il refusant de donner des indications sur le pays où il espère exercer.

pgf/nip/gv

PLUS:hp