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20 000 Grecs manifestent

09/04/2014 03:39 EDT | Actualisé 08/06/2014 05:12 EDT

Plus de 20 000 Grecs, salariés, chômeurs, retraités ou étudiants, ont manifesté mercredi en direction du Parlement pour dénoncer la politique d'austérité suivie à la demande des créanciers de la Grèce, la troïka composée de l'Union européenne (UE), de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI).

Les syndicats du privé, GSEE, et du public, ADEDY, avaient en outre appelé à une grève de 24 heures, qui a perturbé le trafic maritime et les transports à Athènes, entraîné des fermetures d'écoles et de pharmacies et contraint les hôpitaux à ne traiter que les urgences médicales.

Les manifestants ont défilé dans le calme pendant deux heures dans les rues d'Athènes, en scandant notamment « UE, FMI, prenez votre plan de sauvetage et dégagez ».

Les dirigeants syndicaux ont souligné que leur message s'adressait en particulier à l'Allemagne, dont la chancelière Angela Merkel doit rencontrer le premier ministre grec, Antonis Samaras, vendredi à Athènes. Par son poids prédominant au sein de l'UE, l'Allemagne a été l'une des plus ferventes défenseures des baisses des dépenses publiques et des hausses d'impôts exigées en contrepartie de l'aide financière de la troïka pour sauver la Grèce de la faillite.

« Le moment est venu de sauver les gens et pas les banques », a déclaré Eleni Prokou, économiste de 59 ans. « Merkel et la troïka devraient arrêter de mettre leur nez dans nos affaires. »

Marins et cheminots ont notamment fait grève mercredi pour protester contre la privatisation des grands ports et du réseau ferré du pays.

Les Grecs ont perdu environ un tiers de leur revenu disponible depuis le début de la crise en 2010 et plus d'un actif sur quatre est au chômage.

Après quatre années d'absence, la Grèce va effectuer incessamment son retour sur le marché obligataire avec une émission de papier à cinq ans visant à lever 2,5 milliards d'euros, a annoncé mercredi le ministère des Finances.

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