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Le «ratoureux» de la Saskatchewan dit adieu à ses «amis» du Parti québécois

08/04/2014 03:08 EDT | Actualisé 08/06/2014 05:12 EDT
Bloomberg via Getty Images
Brad Wall, premier of the province of Saskatchewan, poses during an Economic Club of Canada luncheon meeting in Toronto, Ontario, Canada, on Friday, Oct. 29, 2010. Wall discussed his decision to oppose the Potash Corp. of Saskatchewan Inc. takeover by BHP Billiton Ltd. Potash Corp., the world's largest fertilizer company, dropped the most in four months in New York on speculation the Canadian government will block BHP Billiton's $40 billion hostile takeover offer. Photographer Norm Betts/Bloomberg via Getty Images

REGINA - Le premier ministre de la Saskatchewan, qui a été qualifié de «ratoureux» le mois dernier par la première ministre Pauline Marois, a dit adieu, mardi, à ses «amis» du Parti québécois.

Dans un message publié sur Twitter, Brad Wall a fait ses «sincères adieux» à ses «amis» péquistes, en signant «Le Ratoureux».

Mme Marois avait utilisé ce terme pour décrire son homologue des Prairies comme une personne sournoise qui tente toujours de la faire trébucher.

À l'époque, le premier ministre saskatchewanais s'était aussi servi de Twitter pour dénoncer les propos de Mme Marois, et avait affirmé que la seule chose qu'il voulait faire trébucher, c'était l'opposition officielle de sa province.

Les élections québécoises de lundi ont été marquées par la défaite du Parti québécois, Pauline Marois a même perdu son siège dans sa circonscription de Charlevoix—Côte-de-Beaupré.

La première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, a d'ailleurs espéré que malgré cette amère défaite, de plus en plus de femmes occuperont les plus hautes fonctions en politique au Canada.

L'été dernier, six provinces et territoires canadiens étaient dirigées par des femmes — du jamais vu dans l'histoire du pays. Depuis, et avec le départ de Mme Marois lundi, il n'en reste plus que deux: Mme Wynne, et son homologue de Colombie-Britannique, Christy Clark.

La première ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Kathy Dunderdale, a démissionné en janvier en pleine contestation de son leadership; son homologue de l'Alberta, Alison Redford, a aussi démissionné en mars, dans une affaire de dépenses somptuaires au sein de son bureau; et la première ministre du Nunavut, Eva Aariak, a perdu son poste en octobre dernier lorsqu'elle a indiqué qu'elle ne briguerait pas un nouveau mandat.

De son côté, l'ancien premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador Danny Williams a déploré, lui, que les cartes électorales présentées par les médias, lundi soir, ne reconnaissaient pas la frontière du Labrador déterminée par le Conseil privé de Londres en 1927.

Il réagissait ainsi à la publication en ligne par plusieurs grands médias, dont La Presse Canadienne, d'une carte électorale fournie par le Directeur général des élections du Québec, dans laquelle le territoire québécois empiète sur la frontière du Labrador.

Cela a rappelé à M. Williams certaines de ses rencontres avec les premiers ministres de l'est du pays, lors desquelles des responsables québécois avaient sorti une carte de la province qui incluait le Labrador. Des responsables terre-neuviens l'avaient alors retirée.

Le Québec n'a jamais reconnu la décision du Conseil privé, qui fixe la frontière sud du Labrador au 52e parallèle.

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