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Élections 2014 - sitôt élu premier ministre, Philippe Couillard promet de gouverner dans la transparence

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PHILIPPE COUILLARD
PC

L'un des premiers gestes que posera Philippe Couillard lorsqu'il sera assermenté comme premier ministre sera de demander au vérificateur général du Québec de procéder à un examen complet des finances publiques du gouvernement.

Un texte de Jérôme LabbéTwitterCourriel

« On sait qu'il y a un trou; on veut juste connaître son ampleur », a déclaré M. Couillard mardi après-midi, au lendemain de sa victoire aux élections générales.

« Je vous rappelle que le vérificateur général, lorsqu'il a fait le relevé de l'état des finances publiques, a noté qu'il y avait des sommes importantes en rapport avec [les engagements du gouvernement Marois] qui n'étaient pas identifiées. Alors on va bien sûr faire cet examen », a-t-il assuré.

Le PLQ a remporté 41,45 % des voix, lundi, faisant élire 70 députés, soit 20 de plus qu'en septembre 2012. Il formera donc un gouvernement majoritaire à l'Assemblée nationale pour les quatre prochaines années.

Élu dans Roberval, Philippe Couillard deviendra, à 56 ans, le 31e premier ministre du Québec.

Santé, emploi et laïcité au menu

Parmi les autres priorités évoquées par M. Couillard figure le dépôt du projet de loi non partisan sur les soins en fin de vie, mort au feuilleton lorsque Pauline Marois a demandé au lieutenant-gouverneur de dissoudre l'Assemblée nationale. Le PLQ, divisé sur la question, avait refusé la demande du gouvernement de prolonger les travaux pour permettre son adoption finale.

M. Couillard promet en outre d'accélérer les investissements dans les infrastructures et de créer un crédit d'impôt pour la rénovation domiciliaire.

Le premier ministre élu se dit par ailleurs ouvert à collaborer avec l'opposition dans la préparation de son premier budget, qu'il promet de déposer avant l'été.

« Moi, j'ai entendu, durant la campagne, monsieur Legault et d'autres avoir des idées intéressantes sur la question des finances publiques. Pourquoi nous priverions-nous de ces idées-là? » a-t-il demandé.

Sur la question de la laïcité, le chef libéral a réitéré son souhait de déposer rapidement un projet de loi qui ferait consensus et qui ne comporterait aucune interdiction pour les employés de l'État de porter des signes religieux ostentatoires.

Son caucus devrait se réunir pour la première fois mercredi à 14 h. Quant au Conseil des ministres, il devrait être formé d'ici deux semaines. Sans promettre une composition paritaire, M. Couillard a assuré que son Cabinet offrirait une représentation équilibrée des femmes et des régions.

Le premier ministre élu a ajouté qu'il procèderait à « des vérifications » pour vérifier l'intégrité absolue de tous ses ministres avant que ceux-ci n'accèdent au Cabinet.

Interrogé sur le sujet, il a également laissé entendre qu'un certain nombre de nominations qualifiées de « partisanes » pourraient être revues, comme celles de l'ex-député péquiste Nicolas Girard à l'Agence métropolitaine de transport (AMT) et Mario Laprise à la Sûreté du Québec (SQ).

« On va faire l'évaluation de certains de ces postes », a-t-il admis, rappelant qu'à ses yeux, « les compétences de la personne doivent être clairement en rapport avec le poste occupé ». « Mais le fait d'avoir une affiliation politique, en soit, n'est pas un facteur qui, pour moi, disqualifie une personne d'exercer des responsabilités », a-t-il nuancé.

Enfin, le chef libéral a dit espérer que les Québécois et parlementaires « redécouvrent le sens du mot respect, écoute et confiance » et que le ton des échanges s'apaise au cours des prochains mois.

« Moi, je pardonne à ceux et celles qui, pendant la campagne électorale, ont eu des mots durs envers moi. Je n'en ai pas eu, moi, envers mes adversaires, et je veux maintenir ce discours-là », a-t-il assuré. « Ce que je crains, c'est qu'on glisse dans une sorte d'ambiance permanente de déshumanisation des adversaires politiques. Je n'aime pas ça. Il y a d'autres pays, pas loin de chez nous, où ça se pratique abondamment; on n'a pas besoin, nous les Québécois, d'aller dans cette direction-là. »

Afin de restaurer la confiance et le dialogue, Philippe Couillard promet de faire preuve de transparence dans la gestion des affaires de l'État, notamment grâce à un renforcement de la loi d'accès à l'information - une promesse que l'ex-ministre Bernard Drainville avait omis de remplir à l'époque il était responsable de la Réforme des institutions démocratiques.

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