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Nucléaire: les différences se réduisent entre l'Iran et le 5+1 (Téhéran)

08/04/2014 05:11 EDT | Actualisé 08/06/2014 05:12 EDT

Les différences se réduisent entre l'Iran et les grandes puissances dans leurs discussions sur un accord global concernant le programme nucléaire controversé de Téhéran, a affirmé mardi à Vienne un responsable de la délégation iranienne.

"Sur certaines questions, nous avons réduit les différences", a déclaré Abbas Araghchi, ministre adjoint des Affaires étrangères et responsable des questions techniques au sein de l'équipe iranienne, à l'issue d'une journée de négociations avec le groupe des pays du 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne).

C'est la troisième session de négociations depuis que Téhéran a accepté en novembre dernier de geler une partie de ses activités nucléaires en échange d'une levée partielle des sanctions qui étouffent son économie.

Le "5+1" et la République islamique espèrent progresser suffisamment pour commencer en mai la rédaction d'un document final.

Les négociations, qui se poursuivent mercredi, sont "difficiles et compliquées" mais se déroulent dans "une bonne atmosphère", a-t-il ajouté, cité par l'agence Mehr, précisant qu'une nouvelle série de discussions aurait lieu à Vienne à la mi-mai.

"Les deux parties ont tenté de régler les questions (en suspens) et de rapprocher leurs vues pour combler les fossés, afin de pouvoir entrer dans les détails (d'un accord global) lors de la prochaine session", a-t-il expliqué à la presse iranienne. Les deux parties doivent se retrouver "à Vienne à la fin du mois d'Ordibehesht", qui se termine le 20 mai, a précisé M. Araghchi.

Le programme d'enrichissement d'uranium continuera, a affirmé le diplomate, alors que l'un des points les plus délicats est l'étendue de ce programme, notamment le nombre et le type de centrifugeuses (les appareils réalisant l'enrichissement) utilisables par l'Iran.

Les travaux "se poursuivront" sur le réacteur à eau lourde d'Arak, un installation en cours de construction qui inquiète les Occidentaux, mais l'Iran est prêt à utiliser "de nouvelles technologies" pour lever les inquiétudes, a-t-il dit.

Le réacteur d'Arak utilise la filière du plutonium, qui pourrait elle aussi servir à fabriquer une bombe nucléaire.

Les deux parties restent déterminées à conclure un accord global avant le 20 juillet, a-t-il affirmé. Cet accord supprimerait toutes les sanctions en échange de garanties solides et vérifiables que l'Iran ne cherche pas à se doter de la bombe atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil.

M. Araghchi a aussi écarté les inquiétudes du secrétaire d'Etat américain John Kerry sur l'éventuelle capacité de Téhéran à disposer en deux mois de suffisamment de matériau pour confectionner une bombe atomique. "Nous ne voulons pas l'arme nucléaire", a-t-il assuré.

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