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L'épidémie d'Ebola en Afrique inquiète l'OMS

08/04/2014 03:07 EDT | Actualisé 07/06/2014 05:12 EDT

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que la fièvre Ebola, qui frappe l'Afrique occidentale, est l'une des épidémies qui posent « le plus de défis » jamais enregistrés depuis l'apparition de la maladie il y a 40 ans.

L'épidémie de la fièvre Ebola, qui a fait 111 morts jusqu'à maintenant en Afrique, a pris naissance dans le sud de la Guinée avant de se propager à sa capitale, Conakry, et de se répandre au pays voisin, le Liberia.

L'OMS a répertorié 157 cas en Guinée, dont 101 mortels, pendant que le Liberia compte 21 cas, dont 10 mortels. La Sierra Leone a enregistré quelques cas de fièvre Ebola, mais les autorités croient que ce sont des gens infectés en Guinée qui sont finalement morts en Sierra Leone. Le Mali dénombre neuf cas suspects, mais les deux seuls tests menés se sont avérés négatifs.

Le vice-directeur général de l'OMS, Keiji Fukuda, estime que la propagation de l'épidémie est inquiétante. « Nous n'avons pas eu jusqu'à présent d'épidémie d'Ebola dans cette partie de l'Afrique », a déclaré M. Fukuda, « Ce genre d'épidémie est souvent associé à beaucoup de peur et d'anxiété. »

« Nous ne devrions pas accorder trop d'importance aux chiffres », a plaidé un expert médical de l'OMS, Stéphane Hugonnet. « Ce qui est le plus important, c'est la tendance et la propagation de l'infection. Apparemment, il y a un risque que d'autres pays soient infectés, donc, nous devons à tout prix rester vigilants. »

La fièvre hémorragique

La fièvre Ebola est l'une des fièvres hémorragiques virales sévissant en Afrique. La fièvre hémorragique virale est un nom générique pour désigner un certain nombre de maladies plutôt exotiques de l'Afrique. Cette fièvre foudroyante se transmet entre les humains par le contact avec le sang, les sécrétions ou les organes des malades. Aucun vaccin ni traitement n'existe pour combattre la maladie.

Le virus Ebola tire son nom d'une rivière du nord de la République démocratique du Congo, où il a été repéré pour la première fois en 1976. Il provoque des « fièvres hémorragiques » et figure parmi les plus contagieux et les plus mortels chez l'homme, selon l'OMS. Depuis sa découverte, il a provoqué la mort d'au moins 1200 personnes pour 1850 cas avérés.

Les fièvres hémorragiques virales se traduisent par des hémorragies, des vomissements et des diarrhées. Il n'existe ni vaccin ni traitement pour lutter contre ces épidémies dont les plus virulentes ont affiché un taux de mortalité de 90 %. La plus importante épidémie du genre a eu lieu en l'an 2000 en Ouganda, où 425 cas avaient été recensés, dont la moitié se sont avérés mortels.

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