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Législatives en Indonésie

08/04/2014 11:53 EDT | Actualisé 08/06/2014 05:12 EDT

Les Indonésiens se sont rendus aux urnes mercredi pour des élections législatives pour lesquelles la formation de l'opposition PDI-P (Parti démocratique indonésien de la lutte) est donnée favorite.

Selon les derniers sondages, le PDI-P devrait obtenir le plus de sièges sans pour autant obtenir la majorité absolue. Ce qui fait de son candidat à l'élection présidentielle du 9 juillet prochain, le gouverneur de Djakarta Joko Widodo, le favori.

Surnommé Jokowi, celui-ci bénéficie d'une image « propre » dans un pays où les affaires de corruption sont banales.

Pour pouvoir présenter un candidat à la présidentielle, les partis politiques doivent s'assurer d'au moins 25 % des suffrages aux législatives ou de 20 % des 560 sièges de la chambre basse du Parlement.

Six mille six cents candidats à la chambre basse se disputent les suffrages de 186 millions d'électeurs de l'archipel, le plus grand pays musulman du monde. Seuls 12
partis ont présenté des candidats mercredi contre 38 dans la dernière élection en 2009.

Le vote a commencé dans les îles de l'est du pays et se terminera deux fuseaux horaire plus loin dans l'ouest, densément peuplé, à 06 heures GMT.

Les sondages sortie des urnes devraient être publiés dans la foulée pour donner une première idée du nouveau paysage politique indonésien.

Depuis l'instauration de la démocratie après la chute du dictateur Suharto il y a 16 ans, l'Indonésie a connu quatre présidents différents et plusieurs changements de majorité.

Vers la présidentielle

Les observateurs s'interrogent désormais sur la personnalité qui sera nommée candidate à la vice-présidence aux côtés de Jokowi, qui n'a pas d'expérience en politique au niveau national.

Selon un sondage Roy Morgan International publié il y a une semaine, les intentions de vote en faveur de Jokowi ont bondi à 45 % après sa nomination comme candidat du PDI-P le mois dernier, contre 35 % auparavant.

Son rival Prabowo Subianto, un ancien général, est crédité de 15 % des intentions de vote, tandis que l'homme d'affaires Aburizal Bakrie est à 11 %. Le PDI-P en tant que parti est crédité de 37 % des intentions de vote.

Les opinions favorables au Parti démocratique au pouvoir du président sortant Susilo Bambang Yudhoyono sont tombées sous la barre des 10 % après une série d'affaires de corruption l'an dernier.

Les partis musulmans, qui ont eu le vent en poupe après la chute de Suharto, ont moins les faveurs du public, après avoir été touchés par plusieurs affaires de corruption. Cinq partis musulmans se présentent aux législatives contre huit en 2009.

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