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Le pétrole bondit de plus de 2 dollars à New York, dopé par l'Ukraine et le dollar

08/04/2014 03:15 EDT | Actualisé 08/06/2014 05:12 EDT

Les prix du pétrole ont bondi de plus de deux dollars mardi à New York, dopés par un net regain de tensions en Ukraine qui faisait craindre de nouvelles sanctions contre la Russie, et par la faiblesse du dollar.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mai a décollé de 2,12 dollars à 102,56 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), terminant à son plus haut niveau depuis le 7 mars.

"Tout un ensemble de raisons ont permis aux prix du brut de dépasser en cours d'échanges un seuil technique très surveillé, à 102,25 dollars", ce qui a permis au WTI de bondir de plus de deux dollars sur une séance, a estimé Bill Baruch, de iiTraders.

En premier lieu, les cours de l'or noir texan ont bénéficié, dans le sillage du Brent, de la prime de risque géopolitique en pleine escalade des tensions en Ukraine.

Après la perte de la Crimée absorbée par la Russie, l'Ukraine restait confrontée mardi à une menace de sécession de l'est russophone où les pro-russes ont proclamé une "république souveraine" et réclamé leur rattachement à la Russie.

La Russie, dont le président Vladimir Poutine s'est engagé à protéger "à tout prix" les russophones de l'ex-URSS, a de son côté massé jusqu'à 40.000 militaires à la frontière ukrainienne, faisant craindre une invasion.

Cette recrudescence des tensions dans l'Est de l'Ukraine fait craindre une nouvelle intervention russe et, en réaction, des sanctions économiques occidentales. De telles mesures pourraient isoler des pans entiers de l'économie de la Russie, l'un des plus gros producteurs de pétrole au monde et principal fournisseur de gaz à l'Europe.

D'autre part, "la faiblesse du dollar face à de nombreuses autres devises favorise les achats de brut", comme des autres matières premières libellées en dollars auprès des investisseurs munis d'autres devises, a expliqué Matt Smith, de Schneider Electric.

Autre facteur de hausse, "le marché anticipe un nouveau déclin, de 1 million de barils, des réserves de brut stockées à Cushing"(Oklahoma, centre-sud), qui servent de référence au WTI, "et une baisse des stocks d'essence pour la septième semaine consécutive", a relevé Tim Evans, de Citi Futures.

Le ministère américain de l'Energie (DoE) doit publier ses chiffres hebdomadaires sur les réserves d'or noir aux Etats-Unis mercredi dans la matinée.

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