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Le Premier ministre français "n'accepte pas les accusations" de complicité avec le génocide au Rwanda

08/04/2014 09:28 EDT | Actualisé 08/06/2014 05:12 EDT

Le Premier ministre français Manuel Valls a rejeté mardi les accusations selon lesquelles la France a été complice du génocide en 1994 au Rwanda, lors de sa déclaration de politique générale à l'Assemblée nationale.

"Je n'accepte pas les accusations injustes, indignes, qui pourraient laisser penser que la France ait pu être complice d'un génocide au Rwanda", a-t-il déclaré.

Le président rwandais Paul Kagame a affirmé que la France avait pris une part active au génocide, à la veille des commémorations du 20e anniversaire des massacres, qui se sont déroulées lundi à Kigali.

Ces propos avaient conduit la France a annuler la présence de la ministre de la justice Christiane Taubira à ces cérémonies et entraîné une forte tension entre Paris et Kigali.

Au coeur du contentieux franco-rwandais figure le soutien de Paris et de son armée au régime hutu rwandais, coupable du génocide.

Ce qui vaut depuis 20 ans à la France l'accusation par Kigali de "complicité" de génocide pour avoir formé et armé les forces rwandaises. Elle se double d'une dénonciation de l'opération militaire "Turquoise" (juin à août 1994), lancée officiellement pour des raisons "humanitaires" avec un mandat de l'ONU.

dch/thm/de

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