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Combats dans l'est de la RDC: MSF demande de préserver la vie des otages

08/04/2014 01:09 EDT | Actualisé 08/06/2014 05:12 EDT

Médecins sans frontières a demandé mardi à l'ONU et à l'armée congolaise de tout faire pour protéger le vie des centaines d'otages aux mains des rebelles ougandais qu'elles combattent dans l'est de la République démocratique du Congo.

"MSF s'inquiète du sort des personnes retenues en otage, parmi lesquelles pourraient figurer quatre de ses collègues congolais enlevés il y a neuf mois dans le territoire de Béni", dans le nord de la province du Nord-Kivu, écrit l'organisation non-gouvernementale dans un communiqué.

Alors que l'armée congolaise, avec le concours des Casques bleus de la Mission de l'ONU au Congo (Monusco), poursuit sa traque des groupes armés, et en particulier des rebelles ougandais de l'Alliance des forces démocratiques - Armée nationale pour la libération de l'Ouganda (ADF-Nalu) dans cette région, MSF "demande que la protection des otages soit considérée comme une priorité".

Quatre employés congolais de MSF ont été enlevés en juillet 2013 lors d'une attaque des ADF-Nalu contre la localité de Kamango, dans le territoire de Béni.

"L'incertitude demeure quant [à leur] sort", écrit MSF.

L'armée et des organisations de la société civile estiment à 800 le nombre de personnes enlevées dans le nord de la province du Nord-Kivu depuis le début de l'année 2013. Certaines ont disparu depuis plus longtemps, comme trois prêtres catholiques du diocèse de Butembo-Beni, enlevés en octobre 2012. La plupart de ces enlèvements sont attribués aux ADF-Nalu.

L'armée congolaise a lancé en janvier une vaste opération contre ces rebelles ougandais puis annoncé en mars avoir pris tous ses bastions. Il lui reste maintenant, avec l'aide de la Monusco, à nettoyer un vaste territoire difficilement praticable (montagnes, forêt équatoriale) dans lequel se sont dispersés ces rebelles après leurs récents revers.

Présente en RDC depuis 1995, l'ADF-Nalu est composée aujourd'hui uniquement d'islamistes, elle est accusée par l'ONU de nombreuses attaques contre des civils et de violations graves des droits de l'Homme.

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