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Quatre offres d'achat pour le volet international de Bixi

07/04/2014 03:36 EDT | Actualisé 08/06/2014 05:12 EDT
Getty Images

Le volet international de Bixi a reçu au moins quatre offres sérieuses d'achat, selon son syndic de faillite RSM Richter.

Parmi les quatre acheteurs, qui ont tous offert 4 millions de dollars ou plus, figurent le sous-exploitant américain du concept Bixi et un homme d'affaires de Montréal qui a fait fortune dans l'immobilier.

Aucune entente n'a été conclue avant l'échéance d'aujourd'hui fixée par le tribunal, mais une prolongation jusqu'au 30 avril a été octroyée.

Les fonds obtenus de la vente de Bixi international serviraient à rembourser la Ville de Montréal, qui a injecté 36,5 millions de dollars dans l'aventure. Les créanciers ordinaires ne toucheraient pratiquement rien des 6 millions qui leur sont dus.

Accusant un déficit et croulant sous le poids d'une dette d'au moins 40 millions de dollars, la Société de vélo en libre-service (SVLS), qui gère Bixi, s'est placée en janvier sous la protection de la Loi sur la faillite.

La Ville de Montréal annonçait qu'elle devenait la propriétaire des opérations de Bixi au moyen de quelque 11,9 millions déduits du prêt consenti à la Société.

Ce n'est que le 24 mars que les amateurs du vélo en libre-service ont été rassurés. Le sauvetage de la saison 2014 a été confirmé par le maire Denis Coderre, qui a annoncé la création d'un organisme sans but lucratif (OSBL).

Le geste avait pour but de rétablir la situation et d'offrir le service cette année.

Reprise mardi, même service

Selon Dominic Deveaux, chef de la restructuration de la société de vélo en libre-service, se veut rassurant : les tarifs demeureront les mêmes.

Il reconnaît toutefois quelques difficultés sur Internet, qui « devraient se résoudre à la fin de la semaine ». Les usagers de Bixi peuvent toujours s'y inscrire au moyen du téléphone.

Le même nombre de vélos et le même nombre de stations seront également disponibles, avec la même qualité de service. Le transfert des opérations de l'ancienne entreprise à Bixi Montréal n'aura pas d'effet sur les usagers pour le moment, explique le chef de la restructuration.

Les employés « sont enthousiastes malgré les difficultés », souligne M. Deveaux. « Une fois le nuage gris passé », dit-il, « les usagers vont s'y mettre et vont démontrer sa pertinence dans la stratégie de la mobilité urbaine de Montréal », ajoute-t-il.

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