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Algérie/présidentielle: un ex ministre appelle à rejeter le résultat en cas de fraude

08/04/2014 09:54 EDT | Actualisé 08/06/2014 05:12 EDT

Un ancien ministre algérien, dont la candidature à la présidentielle a été invalidée, a appelé mardi la communauté internationale à ne pas reconnaître le résultat du scrutin du 17 avril s'il était entaché de fraudes.

Ali Benouari a précisé avoir tenté d'attirer l'attention du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et du président américain Barack Obama, sur les risques de fraude, dans des lettres ouvertes.

"Je voulais (...) leur demander de ne pas s'empresser de reconnaître le futur président s'il y a contestation, s'il y a des preuves de fraude", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

Ex-ministre du Budget (1991-1992), M. Benouari, 62 ans, a été écarté de la course à la présidentielle car il n'avait pas réussi à réunir les 60.000 parrainages exigés par la loi, selon le Conseil Constitutionnel.

Après le rejet de sa candidature, il a annoncé son soutien à Ali Benflis, principal adversaire du président sortant Abdelaziz Bouteflika qui brigue un quatrième mandat.

M. Benflis avait déclaré samedi à l'AFP que la fraude serait son "principal adversaire", alors que M. Bouteflika est donné favori en dépit de ses problèmes de santé.

M. Benflis a été le Premier ministre de M. Bouteflika au début de son premier quinquennat avant de devenir son rival malheureux lors de la présidentielle de 2004.

"La fraude est un soubresaut de l'ancien système qui est en train d'agoniser mais ne veut pas encore rendre l'âme", a ajouté M. Benouari qui vit en Suisse depuis 27 ans où il a obtenu la nationalité suisse en 2000.

Depuis l'instauration du multipartisme en Algérie en 1989, l'opposition dénonce à chaque élection des fraudes au profit du candidat du pouvoir.

abh/vl

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