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Viols de Minova en RDC : le ministère public requiert jusqu'à la perpétuité

07/04/2014 01:50 EDT | Actualisé 07/06/2014 05:12 EDT

Le ministère public a requis lundi des peines de prison allant de dix ans à la perpétuité contre les militaires congolais poursuivis dans l'affaire des viols, meurtres et pillages survenus en novembre 2012 à Minova, dans l'Est de la République démocratique du Congo.

Le lieutenant-colonel Jean Baseleba, auditeur près la cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu, a demandé à cette juridiction de condamner à 20 ans de prison ferme le lieutenant-colonel Balthazar Nzale, qui commandait alors le 391e bataillon de commandos des Forces armées de la RDC (FARDC).

Dans son réquisitoire, qui a duré près de trois heures à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu où s'était ouvert ce procès en novembre, l'officier a demandé la même peine pour le commandant en second du bataillon, un major, et 10 ans de prison ferme pour les officiers subalternes poursuivis (moins d'une dizaine).

Le colonel Baseleba a reproché à tous ces hommes d'avoir fermé les yeux sur les agissements de leurs subalternes, manquant ainsi à leur devoir d'officier et faillissant à l'application des règles de la discipline militaire.

Il a requis la perpétuité pour les sous-officiers et hommes du rang poursuivis pour crimes de guerre, viols, meurtres et pillage.

Au total, 39 membres des forces armées comparaissent devant la cour de Goma. Les faits qui leur sont reprochés remontent à la fin du mois de novembre 2012 après la prise de cette ville par les rebelles du Mouvement du 23 Mars (M23), finalement vaincus au début de novembre 2013 par les forces régulières.

Les soldats du 391e bataillon de commandos, formés par les Etats-Unis à Kisangani, dans le Nord-Est du pays, ont été accusés, dans leur fuite, d'avoir commis des atrocités à Minova et ses alentours, dans la province du Sud-Kivu.

Un rapport de la Mission de l'ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco) consacré à ces horreurs a dénombré "135 cas de violence sexuelle, ainsi que d'autres violations graves des droits de l'homme, dont des meurtres et des pillages massifs [...] perpétrés par des militaires" du 20 au 30 novembre 2012.

La cour a renvoyé l'audience à mercredi pour les plaidoyers de la défense.

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