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Victoire sans appel des libéraux

07/04/2014 08:08 EDT | Actualisé 07/06/2014 05:12 EDT

Après 18 mois dans l'opposition, le Parti libéral du Québec est de retour au pouvoir et formera un gouvernement majoritaire. « Les vraies affaires » libérales ont séduit de nombreux électeurs.

En plus de sanctionner durement le Parti québécois, la chef Pauline Marois a perdu son siège dans Charlevoix-Côte-de-Beaupré et a démissionné en tant que chef de la formation souverainiste.

Le chef libéral Philippe Couillard, lui, a été élu facilement dans la circonscription de Roberval, au Lac-Saint-Jean, qui était détenue par le Parti québécois. À 56 ans, il devient le 31e premier ministre du Québec.

Devant des militants libéraux réunis à Saint-Félicien, au Lac-Saint-Jean, M. Couillard a promis d'être « le premier ministre de tous les Québécois ».

« Je m'engage à diriger un gouvernement compétent, intègre et transparent », a-t-il ajouté.

À lire : « La division est terminée, la réconciliation est arrivée » - Couillard

Marois perd son pari

Ce résultat est un dur revers pour le Parti québécois. La première ministre sortante, Pauline Marois, espérait pourtant obtenir un nouveau mandat, peut-être majoritaire, en déclenchant des élections après 18 mois au pouvoir. Elle a perdu son pari.

Elle a même mordu la poussière dans sa circonscription de Charlevoix-Côte-de-Beaupré. C'est la libérale Carole Simard qui a été élue avec un peu moins de 1000 voix.

À Montréal, Mme Marois s'est adressée avec émotion à ses militants, affirmant que les Québécois devaient continuer à défendre le français.

« Si j'ai un regret ce soir, c'est de n'avoir pu renforcer la présence du français dans tous les domaines. Alors je le dis aux Québécois : je suis inquiète pour notre langue. Peu importe nos allégeances politiques, nous avons le devoir de brandir le flambeau de la langue française », a-t-elle dit.

Plusieurs anciens ministres du gouvernement péquiste ont tout de même été réélus. C'est le cas de Bernard Drainville, le parrain de la charte des valeurs du Parti québécois. Lundi soir, il ne s'expliquait pas la déconfiture de son parti.

Le candidat vedette Pierre Karl Péladeau a pour sa part été élu dans la circonscription de Saint-Jérôme, dans les Laurentides.

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Parmi les candidats perdants, Réjean Hébert était soufflé par le résultat de son parti. « Je ne comprends pas, car je crois qu'on a livré la marchandise », a-t-il dit.

Légers gains pour la CAQ

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a prouvé que sa formation politique, née en 2011, n'était pas qu'un feu de paille. Avec 22 sièges, le parti retourne à l'Assemblée nationale fort de trois députés de plus qu'en 2012. Et M. Legault a promis qu'il demeurera à la tête de la CAQ pour les quatre prochaines années.

« La belle histoire de la Coalition avenir Québec ne fait que commencer », a-t-il ajouté.

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Un troisième député pour QS

Québec solidaire a fait une nouvelle percée sur l'île de Montréal. En plus de Françoise David et Amir Khadir, Manon Massé a été élue dans la circonscription de Sainte-Marie-Saint-Jacques.

Malgré tout, l'élection d'un gouvernement libéral majoritaire est qualifiée de « grave » et de « surréaliste » par Françoise David. Selon elle, il faut rebâtir un « véritable mouvement souverainiste » ancré dans des valeurs de gauche telles que l'écologie, la laïcité et l'égalité homme-femme. Pour sa part, Amir Khadir a affirmé que ce sera « un passage douloureux pour le Québec ».

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