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« La division est terminée, la réconciliation est arrivée » - Couillard

07/04/2014 08:24 EDT | Actualisé 07/06/2014 05:12 EDT

Fort du succès de son parti à l'échelle de la province, le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, a lancé un appel à la réconciliation, lundi soir, en promettant d'être « le premier ministre de tous les Québécois ».

Un texte de Jérôme Labbé Twitter Courriel

« La division est terminée, la réconciliation est arrivée », a-t-il lancé à ses militants, réunis à Saint-Félicien, au Lac-Saint-Jean, pour célébrer la victoire unanime du PLQ.

La victoire est double pour M. Couillard : non seulement a-t-il reçu le mandat de diriger un gouvernement majoritaire pour les quatre prochaines années, mais il a également été élu dans la circonscription de Roberval, au Lac-Saint-Jean, une région qui vote rarement en faveur du PLQ.

La bataille n'était pas gagnée d'avance puisque le député sortant, Denis Trottier, avait été élu par 6000 voix aux élections 2012. Il représentait la circonscription depuis 2007.

Raz-de-marée libéral

À 56 ans, M. Couillard devient le 31e premier ministre du Québec. La victoire de son parti à l'échelle du Québec est incontestable : le PLQ a remporté 70 sièges, soit 20 de plus qu'en 2012. Il a également obtenu plus de 41 % des voix, soit 10 points de plus qu'aux dernières élections.

La plupart des gains du PLQ se sont faits au détriment du Parti québécois. La première ministre sortante, Pauline Marois, a notamment été battue dans sa propre circonscription par la candidate libérale Caroline Simard.

Le PLQ a également ravi cinq circonscriptions à la CAQ, dont quatre dans la région de la Capitale-Nationale : Charlesbourg, Montmorency, Vanier-Les-Rivières et Portneuf.

Toutes les circonscriptions de l'Outaouais et de la Mauricie ont élu des députés libéraux, de même que l'Estrie, à l'exception de Johnson, où la CAQ a fait une percée en défaisant le député sortant, Yves-François Blanchet (PQ).

À la dissolution du Parlement, le Parti libéral formait l'opposition officielle à l'Assemblée nationale, avec 49 députés.

La députée Fatima Houda-Pépin, qui avait été élue sous la bannière libérale en 2012, tentait sa chance comme indépendante, cette année. Elle a été défaite par l'ex-président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, Gaétan Barrette.

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