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Le pétrole finit en baisse à New York, misant sur une hausse de l'offre libyenne

07/04/2014 03:07 EDT | Actualisé 07/06/2014 05:12 EDT

Les prix du pétrole ont terminé en baisse lundi à New York, plombés par le Brent de Londres dans un marché se préparant à une éventuelle hausse de l'offre en brut libyen.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mai a perdu 70 cents, à 100,44 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les autorités libyennes et d'ex-rebelles ont annoncé dimanche soir être parvenus à un accord prévoyant la levée immédiate du blocage de deux ports, celui de Zwitina et d'al-Hariga, d'une capacité totale d'exportation de 210.000 barils par jour (bpj).

Les deux parties se sont par ailleurs accordé un délai de deux à quatre semaines pour trouver un accord final permettant la levée du blocage des deux autres ports: Ras Lanouf (200.000 bpj) et al-Sedra (350.000 bpj).

"Ce n'est pas un scoop à proprement parler, sachant que nous avons appris la semaine dernière que des négociations étaient en cours, mais cela augmente la possibilité qu'une amélioration de la situation (dans le secteur pétrolier libyen) se concrétise", a noté Tim Evans, de Citi Futures.

Ces accords pourraient en d'autres termes "aboutir à une hausse des exportations de brut de la région", et à une plus grande abondance de l'offre en or noir dans le monde, a expliqué Carl Larry, de Oil Outlooks and Opinion.

"La pression ne s'exerce pas directement sur le marché du brut texan (moins sensible aux événements géopolitiques mondiaux que le Brent, ndlr) mais elle plombe le Brent, et c'est cela qui emmène le marché à la baisse", a précisé M. Larry.

Les investisseurs restaient toutefois prudents, se méfiant des effets d'annonce.

"Quelques ports pourraient rouvrir brièvement, notamment pour des raisons budgétaires", mais il y a déjà eu des annonces de règlement qui n'ont rien donné, ont rappelé les économistes de Morgan Stanley.

En effet, le gouvernement libyen a annoncé à plusieurs reprises au cours de ces derniers mois être proche d'un accord, sans que ces annonces ne soient suivies d'effet.

La perturbation du secteur pétrolier libyen a provoqué une chute de la production à moins de 250.000 b/j - contre près de 1,5 mbj en temps normal - et occasionné des pertes estimées à plus de 14 milliards de dollars.

En l'absence d'indicateurs économiques de première importance cette semaine aux Etats-Unis, et après un rapport sur l'emploi américain sans grande surprise vendredi, les opérateurs misaient par ailleurs "sur le maintien des échanges dans une fourchette de prix limitée" à New York, a estimé M. Larry.

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