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Mali: la réconciliation ne va "pas assez vite", selon Paris

06/04/2014 07:38 EDT | Actualisé 06/06/2014 05:12 EDT

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian considère que le processus de réconciliation nationale n'est pas assez rapide au Mali, où la France est engagée militairement depuis quinze mois pour combattre des groupes jihadistes.

Le processus de réconciliation nationale au Mali, "je trouve qu'il n'avance pas assez vite", tranche le ministre et proche du président François Hollande,dans une interview à l'hebdomadaire Jeune Afrique paru dimanche.

"Je le dis très clairement. Je pense que l'heure est venue", insiste M. Le Drian, "le processus de réconciliation est impérieusement nécessaire pour garantir l'intégrité du Mali, la paix et le développement".

Il assure l'avoir "déjà dit (au chef de l'Etat malien) Ibrahim Boubacar Keïta, à Bamako, en janvier dernier".

Les négociations entre le gouvernement malien et les différents groupes armés, notamment touareg, du nord du Mali ont repris timidement il y a quelques semaines, chaque partie accusant l'autre de ne pas respecter ses engagements.

Les rebelles touareg ont été des alliés des islamistes armés qui ont occupé le nord du Mali pendant plusieurs mois en 2012, avant d'en être chassés par une intervention internationale, dirigée par la France et toujours en cours.

Samedi soir, le Premier ministre malien Oumar Tatam Ly a démissionné invoquant des divergences avec le chef de l'Etat, "des dysfonctionnements et des insuffisances". Il a été immédiatement remplacé par par le ministre de l'Urbanisme et de la Politique de la ville, Moussa Mara, qui a engagé dimanche les consultations pour la formation du nouveau gouvernement, attendu pour la fin de la semaine prochaine.

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