NOUVELLES

Élections afghanes : les candidats promettent de respecter les résultats

06/04/2014 10:19 EDT | Actualisé 06/06/2014 05:12 EDT

Alors que la communauté internationale se réjouissait de la bonne tournure des élections présidentielles samedi, deux employés électoraux afghans et un policier ont été tués dimanche lorsqu'une bombe a explosé au passage de leur véhicule.

La voiture transportait les bulletins de vote de quatre bureaux de scrutin de la province de Kunduz, au nord de l'Afghanistan. Les bulletins ont été brûlés dans l'incident. 

Samedi, des millions d'Afghans ont voté pour choisir un nouveau président et les membres des conseils provinciaux, malgré les menaces proférées par les talibans.

Quelques épisodes de violence ont été rapportés, samedi, faisant 20 morts. Toutefois, aucune attaque importante ne s'est produite.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a d'ailleurs publié un communiqué dans lequel il a félicité les forces afghanes pour leur efficacité et pour avoir assuré la sécurité des bureaux de vote. Plus 350 000 militaires avaient été déployés samedi.

En attente des résultats

Le taux de participation du scrutin atteindrait 60 % selon les premières estimations, même si de nombreuses plaintes ont été déposées auprès de la commission électorale puisqu'il manquait de bulletins de vote à plusieurs endroits. 

Malgré les soupçons de fraude, la communauté internationale a tout de même fait l'éloge du processus dans cette élection historique pour l'Afghanistan.

La population devra maintenant faire preuve de patience avant d'obtenir les résultats de ce premier tour. Des résultats partiels pourraient être connus dès dimanche, mais le dépouillement des votes pourrait prendre encore une semaine.

Thijs Berman, le chef de la mission d'observation de l'Union européenne, a déclaré qu'il était encore trop tôt pour tirer des conclusions quant aux résultats. « Ceci est en soi une victoire contre la violence et une victoire contre ceux qui voulaient faire dérailler la démocratie avec des menaces et de la violence », a-t-il soutenu dans une entrevue téléphonique.

Les trois favoris de la course, disent avoir confiance en leur victoire ou leur chance d'accéder au deuxième tour et promettent de respecter les résultats de la Commission électorale indépendante.

Le président sortant, Hamid Karzaï, qui dirige le pays depuis que la chute des talibans en 2001, ne pouvait pas briguer un troisième mandat en vertu de la Constitution.

:

PLUS:rc