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Libération de soldats iraniens enlevés par un groupe sunnite

04/04/2014 05:09 EDT | Actualisé 03/06/2014 05:12 EDT

Des soldats iraniens enlevés en février par un groupe rebelle sunnite ont été libérés, ont annoncé vendredi ce mouvement et un responsable iranien.

"Les soldats ont été remis il y a quelques heures par le groupuscule terroriste Jaish-ul Adl aux responsables iraniens présents au Pakistan", a indiqué un responsable iranien de la sécurité non identifié à l'agence de presse Fars.

Le groupe Jaish-ul Adl (Armée de la justice) a annoncé, de son côté, sur son compte Twitter qu'"à la demande d'éminents oulémas sunnites en Iran, les soldats iraniens otages ont été libérés et remis à une délégation d'oulémas".

Cinq militaires avaient été enlevés le 6 février dans la province du Sistan-Balouchistan, dans le sud-est de l'Iran près de la frontière pakistanaise, par ce groupe qui affirme combattre depuis 2012 pour les droits de la minorité sunnite en Iran, pays à majorité chiite.

Le 23 mars, le groupe avait annoncé avoir exécuté l'un des soldats et menacé de tuer un autre otage si Téhéran refusait de "libérer les prisonniers sunnites". Mais les autorités iraniennes ont démenti et affirmé que tous les militaires étaient en vie.

L'Iran avait en outre demandé aux autorités pakistanaises d'agir pour faire libérer les soldats et de mieux contrôler la frontière.

Les Iraniens se sont largement mobilisés en faveur des soldats. Une pétition intitulée "Libérez nos soldats" (#FreeIranianSoldiers) lancée sur Twitter et Facebook (pourtant interdits en Iran) et signée par 1,5 million d'Iraniens a été remis par une délégation d'artistes iraniens à la représentation de l'ONU à Téhéran.

Jaish-ul Adl avait revendiqué une attaque menée fin octobre contre un poste-frontalier iranien près du Pakistan qui avait fait 14 morts. Huit rebelles sunnites et huit trafiquants de drogue ont ensuite été pendus au Sistan-Balouchistan.

Cette province compte une importante minorité sunnite et est régulièrement le théâtre d'attaques menées par des groupes sunnites extrémistes mais aussi des trafiquants de drogue.

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