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Israël/Palestiniens: Kerry évaluera la marche à suivre avec Obama

04/04/2014 07:02 EDT | Actualisé 04/06/2014 05:12 EDT

Le secrétaire d'Etat John Kerry a indiqué vendredi qu'il évaluerait avec le président Barack Obama la position américaine sur le processus de paix israélo-palestinien plongé dans une nouvelle crise, et averti que le temps dont disposait Washington avait ses "limites".

"Malheureusement au cours des derniers jours les deux parties ont pris des initiatives qui n'aident pas" les négociations de paix, a déclaré à la presse à Rabat M. Kerry qui, après neuf mois d'efforts intensifs, ne cache pas sa frustration devant le manque de progrès.

Il a signalé qu'il allait s'entretenir dès "aujourd'hui" avec M. Obama: "nous allons évaluer précisément ce qu'il est possible et n'est pas possible" de faire.

"Il y a des limites au temps et aux efforts que les Etats-Unis peuvent consacrer si les parties ne sont pas désireuses de faire des progrès", a prévenu John Kerry, citant plusieurs autres dossiers chauds comme l'Ukraine, l'Iran ou la Syrie.

"Nous n'allons pas rester assis là indéfiniment, ce n'est pas une démarche sans fin et ça ne l'a jamais été", a poursuivi le diplomate qui doit quitter en début de soirée le Maroc, dernière étape de sa première mission au Maghreb après une visite à Alger.

Les dirigeants israéliens et palestiniens se sont mutuellement accusés jeudi d'avoir violé leurs engagements, enfonçant le processus de paix dans la crise et menaçant d'effondrement l'édifice patiemment échafaudé par John Kerry.

Après le refus d'Israël de libérer un dernier contingent de prisonniers le 29 mars, la direction palestinienne a réagi en demandant l'adhésion à 15 conventions et traités internationaux.

Selon les médias israéliens, l'Etat hébreu s'apprête à prendre une série de sanctions contre les Palestiniens, rendant l'avenir du processus de paix encore plus incertain malgré les promesses des deux parties de poursuivre les contacts.

Le chef de l'opposition israélienne, le travailliste Yitzhak Herzog, a jugé le comportement des deux parties digne d'un "jardin d'enfants", mettant en garde contre un désengagement de Washington qui serait "très dangereux".

"Il y a une lassitude profonde (des Américains) qui ont envie de dire: les amis, faites ce que vous voulez, et appelez-nous quand vous aurez terminé!", a affirmé M. Herzog jeudi.

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