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Berlusconi hospitalisé pour un contrôle au genou durant ses derniers jours de liberté

04/04/2014 06:08 EDT | Actualisé 04/06/2014 05:12 EDT

L'ex-chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, dans l'attente d'une importante décision judiciaire, a été hospitalisé jeudi soir pour un contrôle à un genou douloureux, rapportent vendredi les médias.

Selon la presse, M. Berlusconi, hospitalisé à Milan (nord), souffre d'une inflammation du genou gauche. Si les examens sont satisfaisants, il pourrait sortir rapidement pour ses derniers jours de liberté.

Le tribunal de Milan doit en effet se pencher le 10 avril sur la façon dont l'ex-Cavaliere devra purger sa peine à la suite d'une condamnation définitive à un an de prison pour fraude fiscale dans l'affaire Mediaset.

Compte tenu de son âge (77 ans), M. Berlusconi ne sera pas incarcéré. Il aurait pu purger sa peine à domicile mais il a choisi une autre option, les travaux d'intérêt général (TIG).

Au cours de cette audience, sa défense devrait demander officiellement qu'il lui soit permis d'effectuer ces travaux et pourrait même indiquer une ONG ou association auprès de laquelle l'ex-chef du gouvernement pourrait travailler.

Le tribunal aura alors cinq jours pour trancher après quoi, quelle que soit sa décision, la grande liberté d'action, de parole et de mouvement dont jouit actuellement Silvio Berlusconi -- privé de passeport, il ne peut pas sortir du pays mais peut s'y déplacer à sa guise -- s'achèvera.

Les médias tablent sur une décision judiciaire lui permettant d'effectuer les TIG, les arrêts domiciliaires étant généralement réservés aux personnes âgées considérées "dangereuses".

Mais même le régime des TIG est fortement réglementé, de sorte que Silvio Berlusconi ne pourra pas mener campagne électorale et prononcer des discours, à moins de deux mois des élections européennes auxquelles les sondages donnent son parti, Forza Italia, en baisse (aux alentours de 20% des intentions de vote).

M. Berlusconi ne cesse d'avancer son statut de leader du principal parti de la droite italienne, indispensable pour mener à bien les réformes dont le pays a besoin. Il a été reçu il y a deux jours par le président de la République Giorgio Napolitano.

L'entrevue ne lui aurait cependant pas permis, selon des rumeurs recueillies par la presse italienne, d'obtenir un quelconque soutien présidentiel face à la prochaine décision judiciaire. M. Berlusconi n'a jamais voulu solliciter une grâce présidentielle qui signifierait pour lui une reconnaissance de culpabilité.

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